Bien plus encore que la prestation de Hollande, je me suis délecté du
malaise affiché par Sar-KO-zy. J’ai même cru à une mutation spontanée en
gnome, tant sa gestuelle pré-mandat avait repris le dessus. De
haussement d’épaule en réajustement de veste,le président-dégageant
s’est montré sous son vrai jour. Celui d’un enfant teigneux sous ritaline.
J’ai noté ce passage épique, démontrant son incapacibilité à se concentrer :
Nicolas Sarkozy : Donc vous serez incapable de trouver les économies. Incapable. Et c’est encore une fois le laxisme et la
folie dépensière. Vous avez ça pourquoi ? Parce que quelques syndicats
vous l’ont demandé. Il n’y a absolument pas besoin de 61 000 postes de
plus. Enfin...
Juste un mot sur les retraites. C’est la réforme que nous avons
conduite qui met en cause la pénibilité. La pénibilité n’existait pas.
D’abord vous dites 18 ans. Aujourd’hui une personne qui a commencé à travailler
avant 18 ans, part à la retraite à 60 ans, monsieur Hollande. Part à la
retraite à 60 ans. Sur les 750 000 personnes qui partent à la retraite
chaque année, il y en a 150 000 qui partent à 60 ans. Et j’ai introduit
pour la première fois en France le critère de la pénibilité.
François Hollande : Non.
Nicolas Sarkozy : Si, monsieur.
François Hollande : Non.
Nicolas Sarkozy : Lorsqu’on a une incapacité.
François Hollande : Une invalidité, ce n’est pas la même chose.
Nicolas Sarkozy : Une invalidité...
François Hollande : Ne confondez pas invalidité et pénibilité.
Nicolas Sarkozy (bafouille) : Si on a une invali...bilité, c’est parce que le travail est pénible.

Sarko s’est fait moucher, dans tous les domaines possibles et inimaginaux !