La réponse de l’auteur à :xxx.x68.208.187 est vraiment bien gentille. Moi, je trouve que, à un certain moment, il faut arrêter de dire n’importe quelle connerie. Je n’ai rien contre les partis pris, au contraire je trouve l’engagement positif, mais le parasitage partisan de ceux qui n’ont absolument rien à dire est une calamité. Comme dit l’auteur, le débat a son utilité et son rythme après l’article. C’est exactement la raison pour laquelle je veux dire aussi que le brouhaha est une nuisance contre laquelle la citoyenneté un peu responsable exige quelque protestation.
A mon sens, dans cette affaire, au-delà des aspects factuels de l’exercice d’intox sur lequel je n’ai (comme tout le monde ou presque) aucun élément, il y a 3 aspects principaux.
1) Tout le monde a l’air de trouver normal de faire passer un examen de connaissance à la petite Ségolène. Même si on apprécie modèrement les énarques, ce sont rarement des insuffisants intellectuels. Nous avons affaire à un machisme de bas étage lamentable. Et c’est probablement la seule chose que percevra clairement une bonne partie de l’électorat.
2) Il est évident que la candidate socialiste pédale sur le sujet - et le son suffit. Cela fait très longtemps maintenant que la France a 4 SNLE (Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engin), ce qui est indispensable pour en garder entre 1 et 2 opérationnel(s) en permanence. Nos SNLE ont cependant 2 grandes faiblesses : la portée de leur missile et surtout l’étroitesse de la sortie de la rade de Brest. Vraiment des questions parfaitement connues depuis des lustres, et notamment par JM Boucheron, député socialiste spécialiste de ces questions de défense (et, à propos, élu à Rennes). Oui, on peut s’étonner qu’une députée connaisse si mal le sujet au bout de plusieurs mandats.
3) Aucune arme, aussi puissante soit-elle, n’a d’intérêt sans rapport avec une motivation politique. C’est précisément le sens du mot stratégique : une arme est stratégique non pas parce qu’elle est puissante, mais parce qu’elle peut jouer un rôle déterminant. Or, justement, la théorie de la dissuasion a perdu beaucoup de sa validité avec la chute du mur de Berlin. Les Américains envisagent aujourd’hui de réduire leurs armes de destruction massive parce que non seulement elles ne servent à rien sur le plan stratégique, mais elles gênent leur diplomatie par rapport à une préoccupation majeure que l’on appelle la dissémination nucléaire - question iranienne en tête. S’il doit aujourd’hui y avoir un débat, c’est bien sur la fonction de notre armée nationale quand on ne parle que de coordonner la politique étrangère de l’UE.
Un mot sur la Corse pour rappeler que jusqu’à la chute du mur de Berlin, il était hors de question d’offrir un porte-avions aux soviétiques en Méditerranée et qu’en conséquence l’indépendance corse était impensable en raison de ce risque. Maintenant, la question est folklorique.