@Nightwings
« Un ministre, ça obéit ou ça
démissionne », effectivement. Et quand on lui demande de faire
des horreurs, il doit démissionner, et non pas obtempérer pour
ménager sa future carrière politique. Dans l’épouvantable
gouvernement Guy Mollet, en 56, Mendès-France avait choisi la
démission, c’était honnête. Mitterrand, lui, non seulement s’était
incrusté, mais, futur abolitionniste, n’avait pas hésité à faire
marcher la guillotine en Algérie pour complaire au pouvoir en place,
conseillant, en tant que ministre de la Justice, un refus aux
demandes de grâce présidentielle dans 80% des cas. C’est le
prototype même du comportement d’un politicard de style quatrième
république. Bayrou et l’Education nationale, c’est du même tonneau.
Je n’appelle pas ça une « moindre
faille du passé ». C’est grave.
Si vous m’aviez lu sur d’autres pages,
vous verriez que je ne suis pas plus tendre avec les socialistes et
en particulier avec Hollande. Mon sentiment est que nous sommes bien
mal partis, avec une droite conservatrice qui a perdu les pédales,
un parti socialiste uniquement soucieux de ses mandats et une extrème
droite qui est partout et qui tire les ficelles, de Le Pen à
Mélenchon.
Que j’en sois à produire une troisième
ou quatrième intervention à propos d’un Bayrou qui, politiquement,
ne représente rien, ne signifie rien, cela me paraît tout à fait
surprenant et même consternant. Laissons tout cela tomber dans les
poubelles de l’histoire et cessons d’en parler, cela vaudra mieux.