Le terme
révolte est sans doute inapproprié pour ce que je voulais dire, me référant à
un sentiment de masse. Celui de
révolution me semble plus judicieux. Les valets et les ouvriers peuvent trouver
leur compte auprès de leur maître car ils n’ont pas d’autre choix, ne dit on
pas contre mauvaise fortune bon cœur ? Ils s’adaptent d’une injustice mais
en secret ils la subissent. Sous n’importe
joug toute élévation est difficile voir impossible et Le frôlement d’une jupe ne
fera qu’adoucir un court instant sa pénible condition. Il n’est pas question de
se poser en sauveur et celui qui se complait dans son sort, qu’il y reste. Il
est question de répartition juste et proportionnel des « bénéfices »
en fonction de l’effort fourni et du service rendu à la communauté, c’est une
première étape. Quant à juger et intervenir sur des cas particuliers, je m’en
garderai bien. Cela n’empêche pas de donner un avis, attention je dis bien un
avis et non un conseil. Revenons en à notre cher abbé, je ne lui reproche pas
de choisir son camp suivant l’humeur ou l’évènement, je note simplement le fait
qu’il est difficile d’adhérer à des convictions quand elles sont temporaires. Il
peut bien naviguer au gré des courants, comme vous dites : « C’est
son libre arbitre » et je le respecte. Je pense (et j’insiste cela n’engage
que moi) que le but de l’humanité est l’évolution spirituelle de l’esprit et la
symbiose parfaite avec son environnement. Cette évolution n’est possible que pour
des esprits pacifiés et libérés de contraintes vexatoires d’où, cette
parenthèse sur le travail.