à Cpovadonga
contredire un gay c’est être homophobe.
Mais non, Covadonga, vous n’avz pas tout compris.
Est-ce que être raciste, c’est contredire un noir ? Je vous laisse réfléchir quelques secondes / minutes sur ce point.
Je vous renvoie à la définition de l’homophobie, qui correspond parfaitement à une bonne partie des posts de ce fil.
"L’homophobie est l’hostilité, explicite ou implicite, mais
violente et agressive envers des individus dont les préférences
amoureuses ou sexuelles concernent des individus de même sexe. Cette
hostilité relèverait de la peur, de la haine, de l’aversion ou encore de la désapprobation intellectuelle intolérante envers l’homosexualité. L’homophobie englobe donc les préjugés sur l’homosexualité, lorsqu’ils se traduisent par des attitudes violentes, et les discriminations (emploi, logement, services) envers les homosexuels. « De même que la xénophobie, le racisme ou l’antisémitisme, l’homophobie paraît être une désignation de l’autre comme le mauvais contraire, inférieur ou anormal1. » L’homophobie peut aller jusqu’au meurtre ou, plus souvent, à la condamnation à mort institutionnalisée.
L’homophobie peut être de différentes origines : issue de positions religieuses, de considérations cliniques (en médecine, en particulier en psychiatrie, et en psychologie)2, anthropologiques (au nom de la différenciation des sexes) ou idéologiques (le nazisme, le stalinisme), ou issue de désirs homosexuels refoulés.«
De toutes façons, la question peut être résumée assez facilement :
Les »homophobes« considèrent (encore) que l’homosexualité est au choix, une »perversion« choisie, par rapport à une seule »normalité« »naturelle« que serait l’hétérosexualité (avec l’implication que c’est moralement condamnable) ; ou une »maladie« dont on devrait tenter de se guérir (ce qui constituerait un »mal« , l’hétérosexualité étant le seul état de »santé« acceptable).
Le homosexuels, enfin ceux qui s’assument, ainsi que la profession médicale, psyychiatrique, ainsi que le législateur (de tous les pays civilisés), considèrent que l’homosexualité n’est ni un choix ni une maladie, mais une variante naturelle et minoritaire de l’hétérosexualité. Variante qui existe également dans le règne animal, et qui semble avoir existé dans des proportions similaires en tous lieux et en toute époque, sans effet notable sur une éventuelle diminution du nombre d’hétéros, ni de menace sur l’extinction de la race humaine...
Le probleme pour vous, c’est que votre argumentation pour »prouver« votre point est parfaitement défaillante, surtout à la lumière de la science. Certains d’entre vous en réferent à la religion (en omettant bien sur de considerer tous les autres versets du Lévitique qu’ils ne leur viendrait même pas à l’idée de lire avec un oeil contemporain), d’autres, aux préjugés dépourvus de toute réalité objective (les homos sont des gens futiles, majoritairement de classes riches, qui dépensent sans compter dans des passe-temps douteux et/ou futiles...), à des considérations pseudo-médicales (ce sont tous des »détraqués de la quequette.... quid des lesbiennes ?), à des considérations « naturelles » (« contre-nature »,assertion doublement fausse...)...
Quant aux considérations annexes sur les « dangers du mariage homo [destruction de la famille, perte du lien et de la cohésion sociale, et j’en passe...] et de l’adoption par des couples homos » [déséquilibre et malheur pour les enfants], elles ne sont que conjectures et fantasmes, absolument pas corroborées par les données qui nous pouvons observer objectivement dans les pays qui ont accordé ces droits, ni par les études faites sur ces sujets
Donc, oui, tant que vous nous abreuverez de tels argumentaires pour soutenir vos positions (et encore, vos positions, on s’en fout pas mal, tant que vous les gardez pour vous), mais surtout votre engagement contre l’égalité des droits au nom de tous ces arguments foireux, vous trouverez du répondant.