Alors que la supérette des Verts ramait depuis 1984 pour se constituer une clientèle, voilà que l’hypermarché Hulot vient lui manger la laine sur le dos.
À vous dégoûter de faire de la politique !
Ce Hulot, reporter cathodique qui faisait la promo de la moto dans les années 70, est crédité de 10 % de voix dans les sondages, affole les partis et publie un Pacte écolo qui se vendait à 1 500 exemplaires par jour en novembre, soit autant que le nombre réel des militants du parti vert !
Dans les mêmes sondages, la cheftaine des Verts, la sénatrice Dominique Voynet, peine à atteindre les 2 %. Peanuts ! Juste de quoi se rallier à Ségolène au deuxième tour. Elle a beau multiplier les appels dans la presse sur le thème : « Viens chez moi, y a des caramels et des estampes japonaises ! », Hulot, superbe, reste insensible aux invitations de la sirène. Ça frise la goujaterie.
Et la presse de se demander : pour qui roule Hulot ?
Pour son pote Chirac ? Pour Sarko ? Pour Ségo ? Ou pour des prunes ?
On parle dynamique collective, intérêt public, défense du populo, soutien aux fauchés mais, dans la réalité, c’est « tout pour ma gueule ! ».
Quand on est plus de deux, chantait Brassens, on est une bande de cons...
Partout, les proclamations unitaires, les idées généreuses, les soucis altruistes s’effacent devant un seul et même impératif : et Moi et Moi et Moi. Mon égo.