Excuse moi Nilasse mais ton article du petit Blanquiste (je n’ai pas lu l’autre) c’est du pur délire.
Il dit en substance : Mélenchon a voté la zone exclusion aérienne de la Libye DONC il a cautionné les bombardements. Et donc la Russie et la Chine, qui n’ont pas opposé leur veto à cette résolution de l’ONU, ils cautionnaient implicitement les conséquences éventuelles ? Oui, non ? Ca n’a pas de sens.
C’est soit trop faible, soit trop malhonnête comme procès d’intention.
Sur la Syrie, Mélenchon dit « il ne faut sous aucun prétexte intervenir militairement en Syrie ». Et le Blanquiste lui reproche le fait que l’aide aux « rebelles » soit déjà en cours ? Mais c’est du délire.
Sur Barheïn : Mélenchon es le seul de la classe politique à en parler, et ainsi à évoquer les indignations sélectives de l’OTAN.
Autre délire, Mélenchon serait atlantiste ! C’est vraiment incroyable ce qu’on peut faire avaler avec la rancoeur.
Mélenchon a clairement et in extenso exposé sa vision géopolitique globale (ce n’est pas un technicien non plus). Et dans celle-ci, il y a la sortie de l’OTAN*, l’opposition radicale au bouclier anti-missile, au grand marché transatlantique, et surtout le rapprochement avec la Chine et les pays d’Amérique du Sud. Cette position ne date pas de la campagne électorale, mais de TOUJOURS. Par ailleurs Mélenchon a aidé les résistants Chiliens sous Pinochet, et Chavez comme Correa sont parfaitement au courant du fait qu’il a appelé à voter Hollande au second tour. Ce que tu appelles girouette est simplement la seule façon de faire : une fois qu’on a proposé à des partis de faire cause commune, qu’on a enregistré leur refus, les choses sont claires, on sait qui joue collectif, et qui est sectaire, qui veut son autonomie vis à vis du PS, et qui lèche de cul pour des postes. Si tu soutien que le FdG a léché le cul pour des postes, c’est vraiment que tu es devenu aveugle. Tu confonds une stratégie cordiale mais ferme, avec le dévoiement de ses principes. Tu reproches à Mélenchon de ne pas cracher sur et insulter le PS, mais quel sens cela aurait ? Mélenchon critique fermement l’action du gouvernement, et c’est son rôle, pas plus. Si le PS n’est pas de gauche, à quoi bon le dire ? Ce sont leurs actes qui montrent leur vrai visage. Mélenchon n’est pas naïf (enfin pas toujours), il sait bien à quoi s’en tenir concernant le PS, quoi qu’il est parfois déçu par leur autisme.
Ce sur quoi je suis d’accord en revanche, c’est sur la réthorique du printemps arabe. Je ne sais pas si c’est pour des raisons techniques ou si c’est par bêtise qu’il a employé cette réthorique de la révolution pour la Libye et la Syrie. Je pense qu’il y a un peu des deux. Quoi qu’il en soit il y a là en particulier un vrai aveux de faiblesse dans la position. Pour une raison ou une autre, il n’est pas en position de faire une critique radicale et sérieuse de la situation en Syrie et en Libye. Mais il faut reconnaître aussi que sur ces sujets on ne lui laisse jamais bien plus de quelques secondes pour dire un mot, ce qui ne permet pas de développer une thèse sérieuse, et incline à donner du consensuel (tout en affirmant son opposition totale à une intervention militaire). Cela ne change rien à ses positions globales, qu’il soutient depuis des dizaines d’années contre l’OTAN, et vis à vis de l’Amérique latine.
*et au passage, je rappelle au naïf de ci-dessus qui croit que le FN prévoit d’en sortir, que ce n’est ABSOLUMENT PAS le cas, le FN envisage je cite de « dénoncer la participation de la France au commandement intégré de l’OTAN », participation qui ne date que de Sarko, et notez bien qu’ils ne prétendent pas vouloir sortir, mais seulement « dénoncer » la participation (ce qui ne veut rien dire).