Je suis d’accord avec vous sur l’idée que Marx a fait du mal au prolétariat en lui inculquant que le capitalisme, c’est mal, et que par conséquent devenir capitaliste est un crime. Ce qui fait que pendant des décennies les ouvriers ont réclamé aux gouvernements, non pas de le permettre d’accéder au capital et de devenir producteur, mais de rendre le capitalisme quasi-féodal « plus sympa » en bidouillant les contrats de travail et en réussissant à faire croire aux salariés que grâce à l’Etat les patrons payent une partie de leur protection sociale
Néanmoins, vouloir réamorcer le capitalisme à l’échelle individuelle en rachetant les entreprises mondialisées complètement pourries car transformées en coquilles vides par les fonds vautours (dont une grande partie des fonds vient des placements de retraite par capitalisation des travailleurs lambda ), ça me parait complètement délirant. Il faut laisser ces monstres faire faillite, et en racheter éventuellement les branches saines et correctement valorisées.
A moins de considérer que la faillite des multinationales serait concomitante à l’effondrement du système monétaire, ce qui n’est pas impossible.
@ Auteur
Le crédit, c’est comme l’amour .. il faut être deux pour le faire. Vouloir le crédit sans l’intérêt est absurde. Ca revient à vouloir piller les riches, mais sans le dire de cette façon. Assumez l’idée qu’un certain niveau de capital est incompatible avec le vivre ensemble, et qu’au delà, les pauvres doivent prendre par la force ce qui dépasse. Non pas que je sois d’accord avec cette idée, mais au moins ça serait plus clair.