Non, notre malentendu vient du fait que vous pensez que cette loi concerne les homosexuels alors que je pense qu’ils n’en sont que le prétexte, et potentiellement, plus les victimes qu’autre chose.
Puisque les chiffres ont l’air de vus passionner, je vous recopie dans le désordre une partie de mes recherches préparatoires à cet article avec quelques liens, qui m’ont conduit à mes conclusions et interrogations.
http://www.science.gouv.fr/fr/actualites/bdd/res/2551/enquete-sur-le-contexte-de-la-sexualite-en-france-/
On a une idée du nombre
d’homosexuels vivant en couple. D’après l’Ined, en 99 c’est 0,3% des couples
qui se revendiquent comme tels dans le recensement. Mais il y a aussi 0,6% qui
vivent avec une personne du même sexe sans le revendiquer ; Les chercheurs
pensent qu’ils sont sans doute homo.
http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_actualite/difficile_mes ure_homoparentalite/Une
des raisons étant sans doute que cela permet de retomber sur les 1% d’homo et
on aurait donc la même proportion de couples chez les homos que chez les
heteros..
http://www.ined.fr/fr/france/couples_menages_familles/couples/
Les chercheurs ne peuvent
s’empêcher de signaler la difficulté à évaluer la proportion des couples ne
vivant pas ensemble….Situation particulièrement importante en matière de
dénombrement de « familles homo parentales, nous dit on ailleurs ;
Certes on nous précise que cela ne dois pas faire beaucoup. Mais une famille
constitué plus de deux parents habitants dans des lieux différents, ne vivant
pas ensemble, commence à s’éloigner beaucoup de la notion de foyer. « L’Ined
et l’Insee travaillent actuellement à une nouvelle édition, prévue en 2011, qui
pourrait appréhender l’homoparentalité par le biais de questions nouvelles : le
sexe du « conjoint » ou « ami » de la personne enquêtée, des informations
précises sur leurs enfants respectifs, le recours éventuel au pacte civil de
solidarité (PACS), l’existence de couples non cohabitants, et l’usage de
plusieurs logements entre lesquels circulent les enfants ».
Ainsi, le traitement de la garde
partagée d’un enfant adopté d’un couple de deux hommes en couple mais vivant
séparément paraît assez intéressant sur le plan théorique.
Il semble que le chiffre
souvent retenu de 44 000 pacs en
stock soit une estimation qui en réalité pourrait être moitié moindre.
Évidemment hors de question d’évaluer les pacs de même sexe réalisés dans un
but de rapprochement professionnel mais non homosexuels.
On nous parle cette année de 60
000. Cela ne change pas les ordre de grandeurs
Il se trouve aussi qu’il est
curieusement proche de quatre ans de pacs homo recensés
Or, on a par ailleurs une très vague idée du nombre de pacsé homosexuels.
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1336
On aurait de l’ordre de 44 000
pacsés même sexe, soit 22 000 couples
Le « désir de lois »
serait donc suivant les hypothèses entre
10% si on retient 400 000 homo et 0,37% si on retient 10% d’homo dans la
population ;
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02327
Mais enfin quelle que soit
l’hypothèse retenue, on a de 5 a 6 % des pacsés qui pourraient être homos.
Comme 2/3 des unions légalisées restent des mariages, c’est bien de l’ordre de 1,5% des unions légales qui
seraient le fait d’homos.
Population en moyenne plus
jeunes, plus urbaines, plus diplômes, plus payés, suivant certains, les
organismes officiels, ils auraient tendance à être dans les catégories les
moins intéressées par le mariage. Mais d’autres, notamment dans la presse
spécialisée disent le contraire. Les pourcentages seraient étals
géographiquement et socio professionnellement ; Dans la mesure ou les
mêmes commentent une surreprésentation des pacs homo en ville et notamment en
Ile de France par le fait que les stigmatisés fuient les campagnes pour aller
en ville ou ils sont mieux acceptés, on aurait tendance à dire qu’ils racontent
un peu n’importe quoi et que les statistiques officielles sont vraisemblables.
En admettant une identité de
comportement, on aurait donc des mariages homo représentant de l’ordre d’ un
demi pourcent du total des unions légalisées au maximum. Les autre types
représentant 99,5% Si on tient compte des âges ; un dixième de pourcent de
la population concernée, soit au final au bout de 20 ans et en cumulé 100 000
personnes à raison de 5000 par ans.
On a donc un public au fond
peu intéressé par la formalisation de ses liens, et encore moins intéressé
parle mariage.
Si on fait l’hypothèse conservatrice qu’avec la possibilité
d’un mariage, les gens qui sont pacsé vont se marier dans la même proportion
que les coupes hétéro se marient plutôt qu’il ne se pacs, on aurait donc moins
de 15 000 transformation de pacs en mariage en stock et par la suite au maximum
dans les 6000 par ans.
Tout porte à croire, on le voit
que les chiffres réels seront globalement de l’ordre de moins de la moitié. On
aura entre quelques centaines et quelques milliers de mariages homos par ans
Soit à nouveau moins de 1% de la
population concernées et on reste sensiblement dans les ordres de grandeurs qui
sont toujours les mêmes ;
http://qe.catholique.org/homosexualite/11193-echec-des-mariages-homosexuels
Qui plus est, là ou le mariage
existe depuis longtemps, il est en baisse régulière.
On parle de 5 à 6 % des homo pour
0,5 à 1% des mariages.
Et c’est sans parler de »divorces" aussi="aussi" tous="tous" les="les" chiffres="chiffres" et="et" leur="leur" contraire="contraire" pour="pour" la="la" france="france" le="le" dans="dans" pays="pays" a="a" un="un" peu="peu" de="de" plus="plus" divorces="divorces" hommes="hommes">hommes que pour l’ensemble, mais surtout 167% de divorces pour les
femmes/femmes……Les chercheurs
interprètent cela sur la base du fait que ce sont massivement les femmes qui
demandent le divorces et qu’elles y seraient plus portées quel que soit le
genre de leur conjoint. Le fait de voir vivre ensemble deux personnes plus
portée que la moyenne à divorcer expliquerait cela
On ne doit pas sous-estimer
l’importance des symboles.
L’histoire des persécutions
auxquelles des personnes ont pu êtres persécutés ou pas au regard de leurs
goûts sexuels par le passé incite à y prêter une attention particulière parce
qu’elle est évolutive.
Ainsi, la règle commune au moyen
âge autorise les fiançailles des filles dès 7 ans, et leur mariage, donc la
consommation dès 12 ans. Ceci conduirait aujourd’hui en prison.
Elle proscrit la sodomie dans le
principe, mais les cas sont rarissimes au moyen âge. Au regard de textes
existant, des templiers, et, si on en croit les rares procès quelques maniaques
dont la sodomie n’est que le moindre péché.. Il y au XVI eme XVII eme siècle,
un moment d’affolement général des sociétés européennes sous le coup de la
modernité, se traduisant également par des chasses aux sorcières et aux
hérétiques. Du reste les trois motifs sont parfois confondus.
http://suite101.fr/article/la-sodomie-sous-lancien-regime-a9939
Et comme on parle de symbole, il
est important de ne pas oublier qu’une société bouleversée par l’évolution de
ses symboles commence d’abord à provoquer de la violence et de l’exclusion
autant que du progrès et de la modernité.
Aujourd’hui, la sexualité des
petites filles de 12 ans est moins acceptée, elle est même interdite par la
loi, celle des homosexuels l’est plus, elle est même avalisée par une loi.
Il n’en reste pas moins des
difficultés réelles à vivre ce genre de sexualité dans le regard de certains
« autres ». De ce point de vue, en affirmant la stricte équivalence
de cette forme « de sexualité avec la sexualité hétérosexuelle,on pourrait
croire que l’introduction d’un mariage homo permettrait symboliquement
d’entraîner la meilleure acceptation de la chose par l’ensemble de la
population.