@ l’auteur
S’agissant d’une de vos premières citations, il s’agit plutôt du PRCF si j’en crois Internet, dans une de ses déclaration de 2009.
"Voici quel avait été, à l’époque, le commentaire du PCFR :
Cette contre-réforme donne tous les pouvoirs à un directeur-chef
d’entreprise qui, sur la base de critères de rentabilité, assimilant
l’hôpital à une entreprise privée, aurait tout pouvoir pour nommer et
révoquer les médecins (casse du statut de la fonction publique), ouvrir
ou fermer des services en fonction de critères financiers, flexibiliser à
outrance le service des personnels hospitaliers déjà surmenés et sous
pression en raison des différentes contre-réformes menées par les
gouvernements maastrichtiens successifs. Le malade et sa santé ne seront plus le centre de gravité de l’hôpital mais uniquement les critères européens de Maastricht , au nom de laquelle les dépenses sociales publiques ne cessent d’être réduites.
Au moment où la France, après l’adoption du TSCG, est condamnée à
une misère encore plus grande des régions, la mort de cet
enfant, soulève crainte et indignation.«
Au-delà du cas de Bachelot et des ultra-libéraux, cette déclaration met en cause également l’UE en ce qu’il s’agit exclusivement d’un outil au service de la classe dominante pour contraindre les peuples à avaler son amère potion ultra libérale. Dont les coupes drastiques en matière de santé.
En ce sens, une certaine eurolatrie à gauche, qui par une crainte purement idéaliste de la Nation fondée sur une analyse politique qui fut juste à certains moments (en 14-18 par exemple), conditionne l’ensemble de son combat à une illusoire réorientation de l’UE vers une europe sociale, doit sérieusement être remise en cause à gauche. Oui l’UE est l’ennemie des différentes classes ouvrière nationale, ennemie par nature puisqu’elle est de A à Z le résultat de la construction des classe dominantes qui ont fait le choix de structurer leur impérialisme à ce niveaux supra nationale. La classe dominante a fait le choix de s’exclure de la Nation. De ce fait, l’interet de la Nation est entièrement l’intéret du peuple. De même que la souveraineté de la Nation est la souveraineté du peuple. Il y a dans la période actuelle une équivalence qui, il est vrai n’a rien de systématique même si elle n’a rien d’inattendue (voir le choix du fascisme dans les années 30, Thiers contre la commune, le manifeste de Brunswick...).
Pour donner une comparaison, la Nation française se trouve dans la même situation que les nations d’Amérique du sud : un pays mis en coupe réglé par une bourgeoisie compradore au service d’intérêt supra national. Il n’y a donc là aucune contre indication à défendre la Nation puisqu’elle est quasi confondue à la classe ouvrière. Au contraire, puisque c’est là aussi l’occasion de dépasser le strict cadre de la nation sur la base d’un véritable internationalisme respectant la diversité et l’égalité entre les peuples et permettant une réelle union entre les classes ouvrières nationales contre leurs exploiteurs. Au contraire, faire le choix idéaliste de »l UE sociale" c’est porter un discours incompréhensible auprès des travailleurs qui voient bien les effets des attaques quotidienne de l’UE. C’est aussi laisser la place aux xénophobes qui sauront eux détourner le sentiment populaire que la Nation - au sens de la chose publique commune - est en danger, sentiment basé sur la réalité de la mise en coupe réglée du pays par l’UE au profit des marchés, pour promouvoir leurs horribles visées xénophobes qui leur permettent surtout de préserver la domination par les capitalistes en dernier ressorts.
Pour mémoire, le PCF a durant des décennies portait avec justesse une ligne politique qui était l’union des deux drapeaux, rouge de la classe ouvrière et tricolore de la Nation (au sens de la République sociale). Il ne s’agit que de revenir à cette position qui l’avait amené avec justesse à combattre le traité de Maastricht, sans sacrifier à un certain idéalisme d’une union des peuples européens que n’a jamais et ne sera jamais l’UE.
Alors oui, pour rouvrir les services publics en campagnes ou dans les banlieues, pour permettre un aménagement juste du territoire (pas le grand paris ou l’aéroport de notre dame des landes, la privatisation des infrastructures de transports) pour sauver nos capacités industrielles condition de la richesse du pays et de la liberté de parole de son peuple, il est nécessaire, il est même urgent de sortir de l’UE. Il ne s’agit pas d’un objectif indépassable, au delà il faudra briser les chaines de l’exploitation en france. Mais s’il est impossible de se défaire des fers français protégé qu’ils sont par le pilori européen, gageons qu’un peuple émancipé du totalitarisme UE mis en place par sa classe dominante et retrouvant sa pleine souveraineté saura mettre en œuvre une politique progressiste seule apte à permettre la satisfaction de son intérêt.