@ Roungalashinga,
« D’aucuns me trouveront têtu ».
Certes, je confirme.
« il m’importe peu que deux personnes de même sexe s’unissent par un contrat qu’on appellerait « mariage » »
Moi de même.
« je tolère en revanche beaucoup moins qu’on mente sur le sens des mots. Ainsi j’affirme que le terme « mariage pour tous » est impropre et trompeur »
Je n’apprécie pas tellement plus que vous mentiez sur le sens de « impropre » ou « trompeur ».
« il laisse entendre que le mariage tel qu’il est défini actuellement -un homme avec une femme- n’est pas pour tous. Or c’est faux, le mariage est déjà pour tous, c’est à dire que n’importe quel homme consentant peut se marier avec n’importe quelle femme consentante, et vice versa. ».
Argument parfaitement spécieux. Le mariage n’est pas une décision individuel mais un échange de consentement entre deux personnes. Raisonnez en ces termes : le mariage pour tous ne concerne pas les individus mais les couples. Mariage « pour tous » signifie précisément « pour tous les couples ».
« Le projet dont il est question est une modification de ce qu’est le mariage : il ne serait plus défini comme l’union d’un homme et d’une femme, mais comme l’union de deux adultes consentants, quel que soit leur sexe. ».
Oui. Précisément.
« Cette formulation de « mariage pour tous » est donc tout aussi fausse que l’argument consistant à dire que c’est une question d’égalité des droits ».
Aussi faux l’un que l’autre, certes, c’est-à-dire vrai tous les deux ! C’est bien une égalité de droits, et c’est bien pour tous les couples.
« et pour cela il faut la combattre »
Donc, non. C’est votre détournement d’un pinailllage de vocabulaire pour masquer - bien imparfaitement - un conservatisme infondé et de mauvais aloi qu’il faut combattre.
« La seule défense valable de la modification de la définition du mariage consiste à dire : « c’est notre désir, donc il faut le faire » ».
Si tel était le cas, force est de constater que la seule réplique des opposants consiste à dire « ça va à l’encontre de nos désirs, donc, il ne faut pas le faire ».
Mais une fois sapé le socle de votre controverse terminologique par le simple bon sens (le constat que ce sont des couples qui sont concernés et non des individus seuls, dont les partenaires en mariage seraient, si l’on vous suit, parfaitement interchangeables), les arguments de l’égalité des droits et de la disparition de certaines discriminations sont rétablis. Dire « c’est notre désir, il faut le faire » n’est donc plus « la seule défense ».
J’espère avoir mis fin à votre entêtement, mais vous assure cependant que s’il prend une forme nouvelle, je l’examinerai avec tout autant d’attention et d’ouverture d’esprit.
Bien à vous,
L’Ankoù