...il est très tôt,
Bonsoir Dora...des jours et des nuits
ma compréhension de celui-ci évolue au fil du temps...
On plonge, on remonte, et on
recommence et on grandi,
entre nous, je suis en plongée
délicate...
Il le cherche, en vain, voulant aller toujours plus profond
pour chercher... encore. Inconsciemment, Peut-être, pour atténuer
cette douleur.. sans y parvenir. Et puis, Enzo meurt dans les mêmes
circonstances...
Réponse humaine,
cadrée, rapport au réel cohérent.
Je crois
qu’intuitivement, pour l’essentiel de mon positionnement,
j’accompagne l’acteur et comme lui sans doute, par empathie, je ne
raisonne plus. C’est pour cette raison que je cherche des appuis
abstraits, inhumains...wagnériens. Problème d’idéaliste et de
demi-fou.(folie douce)
Pour Jacques, les fonds marins sont toute son enfance,
sa famille, ses racines.
Et grand paradoxe, on a des difficultés
à prendre *racine" justement, dans l’eau... il faut de la
terre pour cela. Pour cette raison, Jacques ne parvient pas à se
poser dans le monde conventionnel.
Bien vu, toujours
très cohérent, propos de soignante.
la jeune femme américaine ne l’aime pas, elle pense à
elle. Aimer Jacques Mayol consisterait à l’encourager à vivre
cette passion, être là, peut-être, en présence attentive.. mais
certainement pas en voulant lui faire des enfants et le dresser en
docile mari...
Thérapeute en plus.
Je trouve l’amitié, quoi que suicidaire, beaucoup plus juste,
juste dans son authenticité, celle d’un partage d’une passion, juste
aussi parce que empathique.
L’amour est ici traité légèrement, c’est à dire qu’il est
fusionnel et immature, au niveau même des deux protagonistes. Au
fond encore une projection, une inflation de plus.
Jean Reno est juste parfait dans le rôle d’Enzo !
Belle voix, si l’on oublie son machisme sicilien, très belle et
tellement vrai la confidence et la mise en garde qu’il adresse à la
malheureuse...étrangère.
Et je craque pour sa mère
Oui, moi aussi et comprend sa plongée finale pour échapper à ce
dragon musculeux.
Il existe des mères qui invitent au dépassement voire même au
sacrifice libérateur ultime.
Bref, viva la mama, pourvoyeuse de fils tyrannique et
suicidaire.
Gollum, je trouve vos interventions
absolument pertinentes.
Moi aussi !
Sabine, je suis solidaire avec vous...
moi non plus !
Bonne nuit Dora.