4.
Dans ce que j’ai écrit, j’ai fait été de l’échange de cinq
articles entre Mark Regnerus, mais c’est William Saletan. C’est là que j’ai trouvé l’approche critique la
plus détaillée et pointue de l’étude de Mark
Regnerus et j’en ai fait état très explicitement dans ce que j’ai écrit … à
moins que tu ne veuilles pas lire ce qui ne te convient pas.
Voici le problème : on a 90% d’enfants qui s’identifient
comme complètement hétérosexuels parmi les enfants de couples hétéros (IBFs)
contre 61% lorsque le couples de lesbiens (LMs). Quelle est la relation entre l’homoparentalité
et cette différence ? Dans le cas précis de l’enquête, on note que du côté
des IBFs le couple est stable sur 18 ans, mais que du côté des LMs seuls 1,2%
des couples sont stables sur 18 ans. Si on résumé : le différence est-elle
associée à l’homosexualité, associée à l’instabilité des couples LMs ou au
deux. On ne peut répondre, par exemple, que si on contrôle l’instabilité des
couples : il faudrait faire une autre enquête en ayant des couples IBFs et
LMs de stabilité identique pour tester la relation causale
entre l’homoparentalité et l’orientation hétéro/homosexuelle des enfants. Mais j’ai
dit très explicitement que : « La
principale critique justifiée de l’étude de Mark Regnerus tient au fait que les enfants
élevés durablement dans les couples de même sexe sont un phénomène rare ».
C’est pourquoi j’ai dit qu’il n’y a pas de relation
causale, dans le sens pas de relation causale
démontrée dans l’étude entre l’homoparentalité et cette différence et toutes les
24 autres. Ce qui signifie que dans les données ces différences sont associés à des parents de même sexe et instables sans qu’on puisse prouver des
deux déterminants celui qui est dominant ou exclusif.
Non, Pakete, vous vous trompez il n’y
a pas de contradiction dans ce que j’ai dit, mais un strict respect de la
limite de signification de l’étude de Mark Regnerus. Je vous soupçonne de ne
pas comprendre ce langage statistique un peu trop subtil pour vous à moins que
vous ne fassiez mine de ne pas comprendre, juste pour embrouiller les autres
lecteurs moins avertis. Dans la
polémique, jeter un peu de confusion dans le débat peut toujours être
profitable …
Par contre
les conclusions qu’on peut validement tirer de l’étude de Mark Regnerus, sans outrepasser la
signification statistique des résultats, sont les suivantes :
A.- Toutes les recherches
scientifiques précédentes sur l’homoparentalité sont d’une utilité quasiment
nulle, car leurs conclusions ne peuvent pas être extrapolées à la population
entière : d’une part, les échantillons y sont trop faibles (des échantillons de
44 personnes au maximum, d’après Regnerus, p. 754, qui donne un résumé de ces
recherches) ; d’autre part, ils sont constitués de façon non aléatoire, selon
la méthode « boule de neige » : les membres de l’échantillon sont sélectionnés
à l’intérieur d’un réseau dont les membres se cooptent. Pour ces raisons, ces
échantillons ne sauraient refléter la composition socio-économique, religieuse,
raciale et géographique des Etats-Unis. Par ailleurs, les interviewés ont
souvent conscience de l’impact politique de l’enquête à laquelle ils
participent.
B.- Cette étude est novatrice
car elle donne avec une grande rigueur méthodologique le point de vue de
l’enfant sur le fait d’avoir eu un parent homosexuel, alors que la parole était
jusqu’ici monopolisée par les parents.
C.- Toutes les recherches
scientifiques précédentes sur l’homoparentalité sont d’une utilité quasiment
nulle, car leurs conclusions ne peuvent pas être extrapolées à la population
entière : d’une part, les échantillons y sont trop faibles (des échantillons de
44 personnes au maximum, d’après Regnerus, p. 754, qui donne un résumé de ces
recherches) ; d’autre part, ils sont constitués de façon non aléatoire, selon
la méthode « boule de neige » : les membres de l’échantillon sont sélectionnés
à l’intérieur d’un réseau dont les membres se cooptent. Pour ces raisons, ces
échantillons ne sauraient refléter la composition socio-économique, religieuse,
raciale et géographique des Etats-Unis. Par ailleurs, les interviewés ont
souvent conscience de l’impact politique de l’enquête à laquelle ils
participent.
D.- Le trait le plus marquant de cette enquête
sociologique, s’il fallait en retenir un, est l’instabilité de la vie de
l’enfant dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme : davantage de
temps passé dans un foyer d’accueil, davantage de temps passé chez les grands
parents, davantage de temps passé de manière autonome avant 18 ans. En fait,
moins de 2% de ces enfants ont passé leur enfance entière avec leur mère et sa
partenaire
E.- Mark Regnerus
met prudemment en garde contre l’utilisation d’une telle étude à des fins
politiques : ses seules applications
solides et concrètes seraient de se défaire aussi de l’utilisation politique et idéologique des études sociologiques
précédentes participant du paradigme de l’absence de différences, et d’indiquer la rareté d’une
telle configuration familiale pour les générations dont les enfants sont
devenus adultes. La sociologie nous ordonne ici à grands frais de nous méfier
d’elle, offrant une remise à plat du bruit médiatique autour de l’apport de la
« Science » au débat sur la légitimité de l’homoparentalité
Pakete, encore un fois vous avez voulu tout mélanger, mais
ça je l’avais écrit aussi. J