J’ai grandi avec la cuisine à l’huile d’olive, j’ai gardé cette bonne habitude. Son parfum dans la poële avec des gousses d’ail, son goût avec des rondelles de tomates saupoudrées de basilic ou simplement sur une tartine de pain, c’est à tomber par terre.
Je déplore néanmoins que ce trésor ait été accaparé par toute une faune de profiteurs qui, flairant un bon filon, ont fait grimpé son prix de manière déraisonnable et introduit tant et plus des produits frauduleux sur le marché.
Je regrette aussi, comme l’auteur, que des régions des pays méditerranéens se mettent de plus en plus à vendre leurs oliviers centenaires, défigurant le paysage et se privant définitivement de leur plus beau patrimoine. J’en vois souvent sur le bord des routes du nord de la France de ces vieux oliviers déracinés à jamais, la motte enveloppée dans du plastique noir et proposés à la vente pour des centaines d’euros. Ils ont l’air bien piteux sous le ciel gris, sous la bruine de Bretagne ou ailleurs où ils n’ont rien à faire. Je ne sais pas si les arbres ont une âme, mais si oui, j’ai mal pour eux.
Un lien intéressant sur le micmac de la culture des oliviers en Europe pour les curieux :
http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2012/05/portugal-le-meurtre-des-oliviers.html
Mais je ne voudrais pas gâcher le ton de l’excellent article d’Olivier. Allez, encore une petite tartine d’huile tout le monde ? C’est de l’AOC de Nyons, fameuse !