Autre incartade vous concernant sur la question du solde
énergétique inter-frontalier. Et je ne parle même pas de la question, ô combien d’une brulante actualité, de la compétitivité-prix de l’électricité d’origine nucléaire !
Rapport-énergie 2050 » du début d’année :
http://www.strategie.gouv.fr/system/files/rapport-energies.pdf
Page 73 :
En 2011, Les échanges d’électricité
avec les pays voisins ont été influencés par la baisse de la consommation d’électricité
intérieure et la disponibilité des moyens de production en France, mais aussi
par la décision de sortie du nucléaire prise par le gouvernement allemand. Le
solde total des échanges est exportateur et atteint 55,7 TWh (+ 89 % par
rapport à 2010) : il retrouve un niveau comparable à celui de 2007. Les soldes
annuels visàvis de l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne sont devenus
exportateurs en 2011. Les échanges avec l’Allemagne ont été fortement
influencés par la décision d’arrêt définitif de sept tranches de production
nucléaire allemandes.
Page 77 :
Le parc de production d’électricité
confère à la France le double avantage d’une électricité décarbonée et peu chère.
Le graphique suivant montre l’évolution
de la production d’électricité en France depuis 1970. On constate que la part
des énergies décarbonées s’est fortement accrue, notamment du fait du développement
du parc nucléaire.
Par ailleurs, le prix final
de l’électricité en France, que ce soit pour les particuliers ou les
entreprises, est parmi les plus faibles d’Europe.
Page 81 et 82 :
La facture énergétique
de la France est déficitaire mais l’électricité apporte une contribution
positive.
Comme on peut le voir sur le
graphique suivant, la facture énergétique de la France est structurellement déficitaire.
Le déficit de la balance
commerciale française a atteint 56 milliards d’euros en 2008 et 51,4 milliards
en 2010. L’augmentation du prix des hydrocarbures en est le facteur principal :
la facture énergétique représentait à elle seule 58 milliards d’euros en 2008
et 46,2 milliards en 2010 (en hausse de 20 % par rapport à 2009). Elle
correspond ainsi à 2,4 % du PIB en 2010 après 2,0 % en 2009 et 3,0 % en 2008 :
elle n’était que de 1 % durant les années 1990, période de prix du pétrole modéré.
Le plus
gros poste de dépense concerne, de loin, les échanges de produits pétroliers et
en particulier les importations de pétrole brut (25 milliards d’euros par an en
moyenne sur les dix dernières années, les échanges de produits raffinés étant légèrement
excédentaires). Le seul poste excédentaire est celui de l’électricité, et ce
depuis le début du programme nucléaire. Sur les vingt dernières années, la France
présente un solde exportateur d’électricité d’en moyenne 2,26 milliards d’euros
courants par an, soit bien plus que ce qu’ont coûté les approvisionnements en
uranium.
Ce solde exportateur d’électricité est du même ordre de grandeur, en
moyenne sur ces dernières années, que les dépenses liées à l’achat de
combustibles (fossiles et fissiles) destiné à faire fonctionner les centrales électriques.
Le coût des importations d’uranium pour la production d’électricité varie
suivant les cours entre 500 millions et 1 milliard d’euros, ce qui est mineur
par rapport à la facture énergétique du pays (de l’ordre d’un à deux
pourcents). Enfin, la production d’électricité d’origine nucléaire permet d’économiser
une importation de gaz que l’on peut estimer, en ordre de grandeur, à environ
20 milliards d’euros pour l’année 2011.