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Commentaire de Emile Mourey

sur De la responsabilité des philosophes


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Emile Mourey Emile Mourey 29 décembre 2012 22:22

@Volt

En général, je me méfie beaucoup des interprétations qui ont cours et dont on peut prendre connaissance dans les éditions du Zodiaque. Les auteurs ramènent toute l’iconographie à une vision chrétienne. C’est ainsi que « ma salamandre arverne patriotique » devient un symbole de luxure, que le juif porteur de son âme devient porteur de mouton, que les constructions et reconstructions deviennent les fondations primitives etc... personne ne s’étonne de n’y voir aucune référence à la prédication du jésus des évangiles. C’est un désastre culturel alors qu’en essayant de remettre ces constructions et sculptures dans un ordre chronologique logique, on y retrouve toute notre histoire antique et antérieure.

En ce qui concerne le chapiteau de Jonas, les éditions du Zodiaque ne se sont pas trompé mais ils ne se sont pas posé la question : pourquoi Jonas et pourquoi pas saint Austremoine ? Il s’agit bien du Jonas juif car le sculpteur a pris soin de représenter l’arbuste dont il est dit, dans la Bible, que Dieu l’avait fait pousser pour donner de l’ombre au prophète ; et cela, d’autant plus que l’arbre est au centre de sa discussion avec Dieu. Jonas voulait détruire Ninive (dans notre chapiteau : Gergovie). Mais Dieu l’en avait dissuadé. Voici le message : « Arvernes idolâtres, remerciez le Dieu des Juifs de sa bonté mais convertissez-vous ! Et parce que nous sommes tolérants, dans une certaine mesure, nous acceptons de représenter votre cité dans l’image d’un faune, mais dans l’image d’un faune pacifique. »

En ce qui concerne la fin du texte de Platon, voilà ce que j’ai écrit dans mon ouvrage paru en 1993 : ... la suite est considérée comme perdue. Cette perte qui donnait peut-être la clef du mystère de l’Atlantide a été fort regrettée. Ces pages perdues, nous les avons retrouvées ; ou plutôt, nous avons compris qu’il n’y avait pas de suite au texte de Platon. C’est volontairement qu’il a ainsi arrêté sa prose.
Misérables hommes que nous sommes ! Aurions-nous oublié notre indignité ? Comment avons-nous osé espérer entendre les paroles de Zeus, le Dieu tout-puissant ! Aurions-nous voulu par hasard entrer subrepticement dans le conseil des dieux pour connaître les décisions du Très-Haut... et notre avenir ? Allons donc ! la pensée de Platon est claire : la phrase inachevée, c’est l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des hommes, c’est le châtiment à venir, rendu inéluctable par notre faute, mais indéterminé et indéterminable. C’est un avertissement solennel qu’adresse Platon à ses contemporains et à leurs descendants. C’est le même avertissement que nous pourrions adresser au monde d’aujourd’hui : « Hommes ! Prenez garde, sinon... »


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