@ Le Furtif
Je ne m’étais guère penchée sur le détail de vos échanges avec Clara. Ce n’était pas mon sujet. J’ai lu et je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est que j’ai trouvé la phrase Courbez-vous un peu plus et vous aurez le profil amusante... et pertinente ! On peut interpréter cela de bien des façons.
Quant à ce que j’ai à dire sur le contenu de la phrase de Thierry D, je l’ai dit. J’ai essayé d’expliquer pourquoi cette phrase m’a paru inacceptable et même répugnante. Contrairement à ce que vous laissez entendre, j’ai utilisé ma fenêtre sociale pour expliquer mon point de vue et nullement comme un argument d’autorité et ce n’est pas du tout la même chose.
Il me semble utile de chercher à comprendre ce que disent les autres et d’expliquer éventuellement mon propre avis si on me le demande, comme vous l’avez fait. Je souhaite que les discussions dépassent un peu l’exercice rhétorique, ou autrement dit la tactique du verbe, pour défendre une position. La question n’est pas de savoir si ma dialectique est plus ou moins performante que la vôtre. C’est tout de même intéressant de discerner, non ? A partir du moment où le propos consiste exclusivement à déstabiliser l’autre en évoquant les grosses ficelles du statut social ou les arguments de légitimité en général, l’échange ne relève plus du don mais du conflit. On n’est plus dans la sociabilité.
Vous n’avez sans doute pas vu la mécanique de l’humiliation là où elle m’est apparue comme une évidence. Pourquoi dénier la sincérite de son interlocuteur ? Moi, ça me paraît vraiment inquiétant de ne pas la voir, j’ai peut être tort. Pour autant, ça m’étonnerait que je sois la seule, et je veux seulement alerter sur le malaise. Je répète ce que j’ai dit dans le premier élément de cet échange adressé à Thierry D : sortez de votre bulle, monsieur.