Michel Koutouzis
« Les
bandits caravaniers (aujourd’hui considérés comme la « menace terroriste
prioritaire ») …. Les considérer comme la menace
principale et partir en croisade contre
elles, ne fait, comme dit Dominique de Villepin, qu’augmenter le
chaos dans la région, c’est à dire qu’il atteigne un niveau d’incertitude que les dirigeants de l’Occident ne peuvent plus supporter. »
Dominique
De Villepin, pourtant ancien premier ministre français, n’a rien compris de la
position qu’occupe le France en Afrique, à moins qu’il ne fasse semblant. Il
oublie que c’est son pacifisme béat qui a fait de lui le mouton noir du
gaullisme au point qu’il a vertigineusement dégringolé de sa position de « dauphin » de Jacques Chirac à celle de
paria de la classe politique française. Dominique De Villepin ignore ou fait
semblant d’ignorer que :
« L’Afrique
est très importante pour la
France parce que c’est le seul continent qui peut encore
donner à la France
le sentiment d’être une grande puissance. Le seul où avec 500 hommes, elle peut
encore changer le cours de l’histoire. » (Louis De Guiringaud, ancien
ministre français des Affaires étrangères).
Ne pas intervenir pour éradiquer l’invasion
du Mali par les guerriers d’Allah, c’était une menace mortelle pour le pré
carré de la France,
le cœur et le poumon de la
France, la
Françafrique.
Armer la Françafrique, doter la Françafrique d’un
armement à la hauteur de celui des fous des fous d’Allah, disciples du gangster
Mahomet, et se contenter de laisser
faire eut été aussi extrêmement périlleux pour la stabilité voir la pérennité
de la Françafrique. C’est
évident.
La seule solution pour le salut de la Françafriique, de la France, c’est la solution
choisie par François Hollande.
« Ce à quoi la France et les chancelleries
occidentales devraient méditer, c’est le comment un pays comme le Mali s’est
effondré en un coup d’œil, à peine deux ans, détruisant son propre Etat à force
de saper l’Etat de droit »
A moins
de manquer du sens de la cohérence, le Mali ne s’est pas effondré tout seul
puisque vous reconnaissez vous-même par ailleurs, ce qui est juste, que : « Ne l’avons nous pas déjà sabordé avec les plans de
réajustement structurels que le FMI lui avait imposé cassant croissance
rationnelle, économie durable, celle-là même que l’on propose comme modèle à
une Europe économiquement déboussolée ? Ses institutions démocratiques que
l’on montrait comme modèle à suivre, n’étaient pas elles-mêmes ce que l’on
désirait ? ».
En fait, ce n’est pas seulement le Mali que
l’impérialisme occidental a effondré. C’est toute l’Afrique qui a été
effondrée, dépecée, et ce depuis des millénaires, à la fois par les coups de les coups de fusils
de l’impérialisme judéo-chrétien occidental et des coups de sabres de
l’impérialisme-judéo coranique oriental. C’est l’évidente réalité.
« Après la partition du Soudan, n’est-il pas
justifié de penser qu’il est temps de ne plus faire semblant que le peuple
Touareg n’existe pas ? »
Les
Touaregs sont des populations berbéro-maghrébines conquérantes, colporteuses de
tous les trafics et banditismes de nos traditions barbares indo-européennes ancestrales
dont ils sont issues, en particulier le banditisme mahométan. Les Touaregs n’ont
rien à faire au Mali, pas plus que dans les autres contrées du Continent Noir.
« Au lieu de partir à la reconquête totale
du Mali, comme le propose le ministre de nos armées,
n’est-il pas plus rationnel de l’aider à accéder à l’Etat de droit, à
reconnaître ses diverses composantes, à lui laisser la possibilité de mettre en
place une économie rationnelle, à l’aider à se débarrasser des hommes
d’affaires véreux - locaux et étrangers et à lui donner les moyens de
lutter contre la seule vraie armée qui compte dans la région, celles des
trafiquants de cocaïne. »
Ce
paternalisme néo-colonial est à l’œuvre en Afrique depuis 50 ans. On en
apprécie les résultats aujourd’hui.
Question :
Quelle solution pour les peuples africains pouvant leur permettre de briser le double
joug de l’impérialisme judéo-chrétien occidental et de l’impérialisme
judéo-chrétien oriental ?
Réponse :
Les africains n’ont pas d’autre solution crédible que de s’organiser en partis
politiques anti-impérialistes. La stratégie à suivre est celle visant à
transformer les guerres impérialistes sur leur continent en guerres de libération
nationales intégrant de nombreux peuples autant que possible. Cette libération
nationale et continentale doit avoir pour cible l’impérialisme judéo-chrétien
occidental et l’impérialisme judéo-coranique oriental. Pour cette libération,
les africains mettrons en avant leurs propres cultures et traditions
précoloniales et pré-coraniques qui font d’eux les fondateurs et dépositaires de
la civilisation dans l’humanité.