Est-ce là ce que nous en avons retenu ?...
Etats d’âme de Nino Ferrer, pessimisme sans aucun doute.
Mais le désir de succès médiatique ne peut être absent.
Bon, ne discutons pas : une fois lâchée, une oeuvre (d’art)
n’appartient plus qu’au public qui la reçoit. Le succès est assuré
dès lors qu’on a pris le bon thème et que c’est dans « l’air du temps ».
Année de sortie 1974. J’ai souvent entendu les gens que j’ai pu
fréquenter au moment du succès de ce tube chanter les paroles.
Je ne me souviens pas de les avoir entendus chanter la dernière partie.
J’ai « peur » que le sud, destination de vacances en un moment où
les français aspiraient à plus d’insouciance qu’aujourd’hui n’ait effacé toute
pensée triste.
. Dans
mon esprit chaque fois que je l’entends je la rapproche (par son thème)
de sa devancière, Une Belle Histoire, en 1972 , par Michel Fugain :
« C’est un beau roman, c’est une belle histoireC’est une romance d’aujourd’huiIl rentrait chez lui, là-haut vers le brouillardElle descendait dans le midi, le midiIls se sont trouvés au bord du cheminSur l’autoroute des vacancesC’était sans doute un jour de chanceIls avaient le ciel à portée de mainUn cadeau de la providenceAlors pourquoi penser au lendemain ? [...] » 
Nul doute que vu le succès de cette belle histoire,
c’était un excellent thème à retenir d’une route qui file
vers le sud et la liberté, fut elle de courte durée....Tout
cela donnait une belle postérité à la chanson de
Charles Trenet : Nationale 7 née en 1955
« De toutes les routes de France, d´Europe
Celle que j´ préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi »
Suis-je le seul à ressentir cela et à
conserver la nostalgie d’une merveilleuse insouciance
estivale ? ...
allons, laissons-nous aller, rêvons de nouveau
et tant pis pour la guerre bien présente, elle .
belle soirée à tous
noodles