camus
« Mais une guerre d’une légalité internationale douteuse – la France n’a pas de mandat
explicite du Conseil de sécurité et n’agit qu’à la demande d’un fragile «
gouvernement intérimaire » – était-elle nécessaire ? ».
Quand
on parle de la
Communauté Internationale, il ne faut pas perdre de vue qu’il
s’agit de l’ONU, vitrine parlementaire de l’Etat Unique Occulte Mondial (E.U.O.M.),
gérant du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M.). Le gouvernement de l’EUOM s’appelle
les ILLUMINATI, une secte oligarchique coiffant les obédiences occultes
maçonniques et autres et regroupant les capitalistes parmi les plus fortunés du
monde, mais aussi les plus volontaristes dans la défense de la propriété privée
du Capital. C’est l’ONU, organe parlementaire de cette piraterie impérialiste
mondiale, qui confère la légalité soi-disant internationale.
Dans
ce cadre, la légalité internationale de l’intervention de Hollande au Mali,
opération Serval, pouvait apparaître comme douteuse, quoiqu’elle ne le fût pas,
au moment de son déclenchement. Mais, cette légalité internationale a été
reconnue et confirmée à posteriori. En voici la preuve :
« Le Conseil de sécurité de l’ONU a
demandé jeudi soir un « déploiement rapide » de la force internationale
prévue au Mali mais dont l’intervention devait prendre des mois.
Depuis plusieurs mois, l’Afrique de
l’Ouest a proposé l’envoi, avec l’aval de l’ONU, d’une force armée de plus de
3.330 hommes, que des pays européens, dont la France, l’ancienne puissance coloniale, ont
promis d’aider logistiquement, pour la reconquête du Nord du Mali.
Le déploiement de cette force a été
approuvé le 20 décembre par le Conseil de sécurité, mais par étapes, et après
un dialogue avec des groupes armés respectant certains préalables.
Le président en exercice de l’Union
africaine, le chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi, s’est félicité en
fanfare de la décision de la
France : « je suis aux anges ».
Je voudrais absolument, au nom du
continent, exprimer notre gratitude à la République française, à son président, son
gouvernement, à tout le peuple français (...)« , a-t-il ajouté.
»Nous partageons l’objectif
français d’empêcher des terroristes de bénéficier d’un sanctuaire dans la
région", a commenté à l’AFP Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de
sécurité nationale aux Etats-Unis. ».
« Ce qui constitue le moindre des
paradoxes pour un socialiste grand teint, en principe « pacifiste » à tout crin
! ».
Vous
oubliez qu’Adolf Hitler se disait aussi socialiste. Karl Marx et Friedrich
Engels avaient déjà décrit plusieurs sortes de socialisme voire de
communisme. Ainsi, on dénombre : le socialisme
réactionnaire, le socialisme allemand ou socialisme « vrai », le socialisme
petit-bourgeois, le socialisme
conservateur ou socialisme bourgeois,
le socialisme ou communisme
critico-utopique (Voir dans Manifeste du Parti Communiste). Chaque classe
sociale semble donc avoir son socialisme ou son communisme. C’est ce qui sème
la confusion. En plus d’être réactionnaire, le socialisme de Hollande est un
socialisme belliqueux et colonial. Rien de surprenant.
Le
communisme de Marx et Engels, lui, s’appelle le communisme scientifique dont
l’outil scientifique d’analyse de la société et de l’Histoire est le
matérialisme dialectique. Ce qui importe donc en politique, ce ne sont pas les
étiquettes et les épaulettes que l’on s’accroche sur les oripeaux, ce sont les
objectifs que l’on poursuit, les actes que l’on pose, les idées que l’on répand
et les classes sociales qui sont servies.
« …un semblant de légitimité
permettant au chef de l’État d’imposer à la nation une glaciale politique de
rigueur et de privations économiques. ».
Certes,
l’intervention au Mali, l’opération Serval, comme le fut l’opération Harmattan pour
Sarkhozy, est un trophée pour Hollande. Mais, ce n’est pas Serval qui fonde la
légitimité de Hollande. Serval ne fait qu’auréoler Hollande. Ce qui fonde la
légitimité de Hollande, c’est son élection sur la base de la démocratie, la
démocratie bourgeoise. Hollande n’a pas attendu Serval pour légitimement
imposer à sa nation une glaciale politique de rigueur et de privations.
Hollande applique légitimement cette glaciale
politique de rigueur et privations depuis son élection. C’est la démocratie
bourgeoise qui fonde la légitimité de l’Etat français. Il n’y a pas à se
plaindre de la politique de l’Etat bourgeois dès lors qu’on accepte son
fondement, la démocratie bourgeoise.
Néanmoins, l’article de camus pointe les
contradictions au sein de l’Etat-major politico-militaire algérien dans les
coulisses labyrinthées de l’opération Serval, certains soutenant la conquête du
Mali par l’impérialisme oriental mahométan, d’autres obéissant aux
sollicitations et injonctions de l’impérialisme judéo-chrétien occidental.