Puisque nous ne sommes pas ici dans le journalisme d’investigation, du moins pas sur des faits mais, des spéculations qui seraient essentiellement fondées sur des convictions politiques, ou des analyses générales sur les relations internationales, voyons quelles sont alors ces idées qualifiées d’extrémistes et en quoi nous amènent elles à croire une version d’un fait historique plutôt qu’une autre ? Si je suis vers la fin du dix neuvième siècle un lecteur de « La libre parole », je suis loin de me douter que ce journal a été manipulé par les accusateurs du capitaine Dreyfus et j’ai confiance envers le professionnalisme de ces journalistes qui ont révélé le scandale de Panama. Puis vient le coup de tonnerre de « j’accuse », l’opinion est déstabilisé et l’échiquier politique bientôt modifié, les convictions politiques se font elles alors en fonction de ce que l’on sait de l’affaire, ou bien le point de vue sur l’affaire est il conditionné par celles ci ?Un officier tel Wesley Clark est à l’image du lieutenant colonel Georges Picquart, intègre, soucieux de vérité et de justice. Si je fais cette référence à l’affaire Dreyfus c’est que le reportage dont il question nous parle de ceux qui seraient censés être en filiation avec les antidreyfusards et qu’il n’y a aucune raison d’aborder les événement du 11 septembre sous cet angle. D’autre part, sur d’autres sujets, il est arrivé que « la libre parole » dise la vérité.