Bonjour Luc,
Parlant de mimétisme acquis par habitude, par copie ou pour suivre des règles afin de
vivre en communauté tout au long de sa vie, j’aimerai faire un aparté sur le
mimétisme acquit à la base, à la naissance. Pour cela, je pense aux éléments
constitutifs de la nature, cette matière dont tout est fait, le minéral, le végétal, l’animal et même l’humain, c’est-à-dire l’atome lui-même constitué d’après les certains physiciens de la psychomatière. Elle est à la
fois matière et esprit et la plus petit cellule observable qui la constitue est : « l’éon »,
un élément matériel qui serait porteur de l’Esprit et de la conscience. La vision
mécaniste du Monde est en train de changer et l’on découvre que cet Univers est
entièrement vivant. Nous sommes faits d’une partie réelle, entropique, qui se
défait à la mort, et d’une autre partie, qui est l’esprit, imaginaire au sens
mathématique du terme, qualifié de néguentropique et qui ne peut pas régresser.
Mais il ne faut pas diviser les choses. On est les deux à la fois, matière et
esprit, comme tout l’univers, c’est inséparable, et c’est cela l’unité. Chaque
particule, appelée « éon », (électrons et quarks), posséderait à la
fois, un « dehors » porteur de ses caractéristiques physiques, et un
« dedans » contenant ses propriétés spirituelles et situé dans un autre
espace-temps, un espace miroir. Ce micro-univers, rempli de lumière nouménale à
néguentropie croissante, présenterait des propriétés psychiques, disposerait
d’une liberté de comportement, et mémoriserait de façon cumulative toutes les
expériences vécues depuis son origine. Notre mémoire acquise et notre mémoire
innée seraient de la sorte accumulées dans les multiples éons constituant notre
corps. Notre Soi serait associé au psychisme de ces particules dont certaines,
venant d’autres parties de l’univers, existeraient depuis le début du Monde.
Toute l’humanité et son expérience vivraient ainsi en nous. Bon, cela n’est qu’une
vision de la chose mais, elle semble, sans prétention aucune, apporter un début
de réponse à ce mimétisme naturel.