Ceci étant, comment comprendre la généralité du fait mimétique, comment l’expliquer ?
Bon j’arrive un peu en fin de parcours.. Comme d’autres je suis d’accord sur l’importance du fait mimétique qui nous renvoie une image peu flatteuse de nous-même, à l’encontre de l’homme « éclairé » par la philosophie des Lumières, nous chantant l’avènement d’un être libéré, autonome, etc...
Pas lu tous les commentaires, surtout ceux trop longs,
, mais pour moi le désir mimétique procède essentiellement d’un désir d’unité, de retour à la matrice maternelle.
Cette unité peut se faire par en haut, par la communion. Celle-ci suppose alors la différence mais exige une considérable énergie pour la mettre en place.
Mais le principe de facilité et donc d’entropie implique que ces différences soient gommées pour permettre l’émergence d’un agrégat, qui est une contrefaçon satanique de la communion.
Il faut donc ressembler aux autres afin que ceux -ci vous « aiment ». Le désir de faire partie d’un clan, d’un groupe est une constante de l’animal humain.
Inutile d’insister sur l’aspect inconscient d’un tel processus. Ceux qui y échappent sont ceux qui ont fait de la vigilance leur ligne de conduite principale.
Le bouc émissaire sera donc choisi parmi ceux qui seront le plus « différent » du reste du groupe. La différence entraîne automatiquement la culpabilité. Le Christ, personnage différent, ô combien, et particulièrement exposé parce que mis en avant, fut donc une victime sacrificielle parfaite permettant de ressouder le groupe.
C’est pas pour rien que dans les Évangiles, Satan a pour nom Légion. Cela exprime que Satan utilise le groupe, la masse dirait les marxistes, experts en ce domaine, comme les fascistes, leurs doubles mimétiques..