Tout effort scientifique sérieux commence par faire rentrer les choses dans le même sac : c’est la catégorisation, activité savante fondamentale.
Ensuite on cherche des mécanismes communs, l’idéal étant d’en trouver un qui va pour tout.
C’était le but d’Einstein par exemple qui cherchait son équation unique de l’Univers.
Mon postulat peut embrasser l’ensemble des phénomènes de contagion mentale et comportementale.
Sans doute faudra-t-il introduire des distinguos à un moment où un autre pour bien se comprendre en parlant de tels ou tels phénomènes (par exemple, ceux qui sont inconscients et ceux qui sont conscients, ceux qui sont intentionnels et ceux qui ne le sont pas) mais pour le moment, ce qui importe, c’est de comprendre l’unité du phénomène, la généralité du processus mimétique.
Je pense qu’il est partout. La difficulté étant d’accommoder son regard dessus. Nous sommes tellement habitués à cultiver la différence, tellement habitués à croire en notre différence que nous ressemblons toujours plus à ... :
« ces
colonies de ballots qui mastiquent un même et universel
hamburger en trouvant,
chacun dans sa psychologie profonde et son individualité propre,
des centaines
de raisons différentes qui font qu’il est réellement Lui,
mangeant son
hamburger, et bien heureusement pas un autre » (Dimitri Thapenis : Le sanglier du mont
Erymanthe a pris un coup de vieux cité par Jean-Léon
Beauvois in Traité de la servitude libérale)