Rosemar,
Votre article est bien pessimiste ! C’est le coup de blues du milieu de l’année scolaire. On a tous connu ça. Vous en viendriez presque à nous faire croire que le niveau n’est plus ce qu’il était.
Or, le niveau monte, Baudelot et Establet en ont décidé il y a déjà fort longtemps et cela ne risque pas de changer. J’ai, comme vous, enseigné le français, chère collègue, et j’ai souvent été confronté moi aussi à des copies incompréhensibles, mais vos difficultés viennent de ce que vous en êtes restée au cours magistral, vous n’écoutez jamais ce que vos élèves auraient à dire. Que me disaient-ils, ces élèves que je ne comprenais pas ? Il me disaient « Moi, Monsieur, je me comprends ». Oui, le fait est qu’ils se comprenaient et leurs fautes ne les empêchaient nullement de dormir, de manger, etc.. En un mot, de vivre. Est-ce que ce n’est pas l’essentiel ? Que vouloir de plus ?
A leur âge, savions-nous utiliser un téléphone portable ? Envoyer des SMS ? Consulter Wikipedia pour du copié-collé ? Jouer avec des jeux video ? Assurément non, et le premier ordinateur que j’ai tutoyé était un Apple II ; j’avais plus de trente ans. J’étais un primitif, et plus sauvage qu’un Botocudos.
Les jeunes ont beaucoup de choses à nous apprendre. Il faut d’abord qu’ils nous apprennent à apprendre. Mettons-nous à leur école, oublions tout.
Areuuuu Areuuuuhhh !