ROBERT GIL
« Le phénomène
de la religion dans les quartiers correspond à une avancée
de la pauvreté, si l’on fait reculer cette pauvreté et les injustices sociales,
la religion retournera à une sphère strictement privée ; il faut traiter
la cause et non le symptôme, stigmatiser une religion ne sert à rien.
L’islamisme radical touche le plus souvent des jeunes en quête d’identité ou de
reconnaissance sociale. »
Certes,
dans nos quartiers, on constate
l’effervescence de la religion. Par religion, on entend ici le monothéisme
hébraïque, qu’il soit juif, chrétien ou mahométan. Certes la pauvreté nourrit
l’effervescence religieuse. La pauvreté est la nourriture de l’effervescence
religieuse. Parlant de pauvreté, il s’agit bien souvent de la pauvreté
matérielle. Mais, la pauvreté matérielle n’est pas une fatalité collective qui
engendrerait nécessairement la religion.
La cause
de la religion est plutôt la pauvreté, non pas matérielle, mais mentale, chez
certains individus dans la société. La pauvreté mentale ne prospère pas
seulement dans les quartiers pauvres. La pauvreté mentale prospère aussi dans
les quartiers riches tant il est vrai que la richesse matérielle ne procure pas
nécessairement la richesse spirituelle, loin de là. D’ailleurs, la nomenklatura
religieuse qui encadre nos quartiers n’a rien à voir avec la pauvreté.
La cause
de la religion, c’est l’attitude mentale qui consiste à convoiter les biens des
autres, à spolier les autres. La religion, c’est l’expression mentale expiatoire
de la prédation. C’est de cette façon que la religion, le monothéisme judéo-christo-mahométan
est apparu. Voici comment se résume la religion monothéiste, hébraïque,
allahique. C’est Yahvé, allia Allah, qui parla à Abraham et lui dit :
« Quitte ton pays en proie à la famine. Prends
ta famille et va. Je vais t’installer dans un autre pays. Ce nouveau pays
appartient à Canaan, fils Kham, qui l’a fait fructifier par sa sueur. Comme tu
m’adores et que tu crois en moi, ce pays que je te donne n’appartiendra plus à
Canaan. Je vais te prêter main forte pour t’emparer de ce pays. Tu massacreras
Canaan. Tu le feras disparaître avec toute sa famille. Tu mangeras les fruits
des champs que tu n’as pas cultivés car c’est Canaan, que je vais te livrer,
qui les a cultivés. Tu boiras le lait qui coule abondamment dans ce pays comme
des rivières car ce lait provient des élevages de Canaan que je vais te livrer.
Tu mangeras le miel qui dégouline partout dans le pays de toutes les cavités
que tu n’as pas creusées car c’est Canaan, que je vais te livrer, qui les a
creusées et a élevé les abeilles. Tu dormiras d’un sommeil profond dans de
belles maisons que tu n’as pas construites de tes propres mains car c’est
Canaan qui les a construites. Je te prêterai main forte. Tu massacreras Canaan
et tout son monde sans pitié puisque Canaan ne m’adore pas et ne crois pas en
moi et que toi tu crois en moi et m’adore. Je t’installerai dans ce pays en
lieu et place de Canaan ».
La religion n’est donc qu’une
entreprise diabolique, yahvéiste, allahiste, wouakhbariste, de prédation,
conçue par un peuple errant et miséreux, le peuple hébreux. La religion est la
déviation de la spiritualité vers la prédation. Contrairement à la religion, la
spiritualité, depuis la nuit des temps, a toujours été le ciment mental pour
l’harmonie comportemental au sein des sociétés humaines. La religion ou
abrahamisme est pour la spiritualité, ce qu’est l’homosexualité pour la société,
c’est-à-dire un parasite. Ici, c’est un parasite spirituel et là, c’est un
parasite sociétal. Pour combattre l’un comme l’autre, l’éducation culturelle
doit être la clé de voûte. C’est-à-dire qu’il faut bannir la religion (monothéisme
abrahamique parasitaire) du système éducatif et la remplacer par la
spiritualité basée sur les valeurs de travail, d’entraide, d’harmonie et sur la
connaissance scientifique de l’histoire des races et civilisations.