Globalement d’accord avec l’article.
l’Europe occidentale de ce début de siècle est plus « sûre » que celle des périodes précédentes : on y meurt moins de toutes sortes de causes que ce soit de violences diverses que de maladies ou d’accidents. Mais le double effet d’une médiatisation instantanée (une vidéo brute peut être sur internet quelques secondes après un évènement) et sans aucun filtre, ajoutée à une capacité de « résistance » toujours plus limitée, rendent n’importe quel évènement insupportable et la recherche des « responsables » (puis leur condamnation) immédiate.
A ce titre le débat sur la judiciarisation de l’action militaire est symptomatique : Comment ? Nos soldats pourraient mourir à la guerre ?! Les familles demandent si tout a été fait pour les protéger...
Plus léger, le seul fait de donner à un élève des devoirs ou une punition s’il n’a pas observé des consignes peut être considéré, par certains parents, comme une agression (donc une violence) du corps enseignant. Nous sommes sans doute très nombreux à avoir survécu et même plutôt bien, à ce genre d’agression.
Pour autant la brutalité d’une société du paraitre et de l’avoir génère des violences dont les premiers acteurs et les premières victimes sont les faibles et les dépourvus.