Oui, luttons contre la désinformation ! Car la méthode consiste maintenant à
discréditer le mouvement par tous les moyens.
6 mises en garde à
vue pour 300 000 à plus d’un million de manifestants – dont aucune
image ne reflète la prétendue violence les ayant motivées –,
constituait en effet une mesure aussi ridiculement disproportionnée
qu’ont été inutiles les interdictions prononcées par le pouvoir
pour tenter d’éviter, par son choix d’un parcours, de voir donner
clairement la mesure d’un démenti de plus quant à sa politique.
Le
comble est un ministre de l’intérieur accusant les organisateurs de
la manifestation de n’avoir pas su prévoir ses débordements,
masquant ainsi l’entêtement de ses propres services à n’avoir pas
voulu placer à son réel niveau le succès de la précédente, ce
qui aurait dû pour le moins les porter à prendre les précautions
dont ce succès dictait la nécessité, plutôt que de vouloir
museler l’opinion en la privant des Champs Elysées.
Le pouvoir a
tout de même eu raison d’avoir peur d’une démonstration sur les
Champs Elysées et de s’en prémunir. Dans quelle mesure et de quelle
manière en tirera-t-il la leçon pour ce qu’il y a lieu d’attendre
en réaction à son projet de droit de vote des étrangers à la
communauté européenne, sur qui il compte autant que sur le
gaypower, les syndicats, les enseignants et autres privilégiés de
la fonction publique, ainsi que sur la presse ; autant d’électeurs
auxquels il a déjà versé des gages, aux frais de la République,
pour se maintenir ?
La preuve en tout cas que l’élection par
défaut d’un Président rend d’autant plus fragiles ses ministres,
qu’il accumule hésitations, erreurs, reniements, compromissions et
échecs.
Mais peut-être s’agit-il simplement de
son inaptitude à remplir sa charge ou, plus simplement encore, de
son incapacité à agir et décider plutôt que de parler et
promettre.
Il n’est plus – de même que son
compère le Ayrault – sur les bancs d’une assemblée où plutôt
que d’agir pour l’intérêt national, l’opposition à passé cinq ans
à proférer tout et n’importe quoi, pendant que d’autres faisaient
face à des difficultés ... il est vrai imaginaires.
Mais alors, pourquoi Hollande a-t-il
fait croire à ses trop naïfs électeurs qu’il suffisait de chasser
son prédécesseur pour que tout aille mieux ?