Chalot
QUAND LE LOUP CRIE AU LOUP DANS LA
BERGERIE !
« Louphi, reste sur le sujet… »
Chalot annonce d’un air grave que « Le social-impérialisme nouveau est
arrivé ! » porté par le régime socialiste de François Hollande. Il se
pose même la question : « Serait-on
revenu au temps du social impérialisme ? ». Or, le monde entier sait
que :
« Le Parti socialiste français fut fondé en 1902. En 1905, sur
l’initiative du Parti socialiste français et du Parti socialiste de France, fut
fondé un parti socialiste unifié, groupant les membres de tous les partis et
groupes socialistes (guesdistes, blanquistes, jauressistes, etc.). La direction
du Parti socialiste français passa aux socialistes-réformistes (avec à leur
tête Jaurès), qui s’y trouvaient en majorité. Pendant la Première Guerre
mondiale, le Parti adopta une position social-chauvine, son groupe parlementaire
vota les crédits militaires, ses représentants participèrent au gouvernement
bourgeois. Au Congrès de Tours (25-30 décembre 1920), il y eut scission du
Parti socialiste français : la majorité constitua le Parti communiste français,
tandis que la minorité opportuniste de droite, Léon Blum en tête, quittait le
Congrès et créait un parti indépendant, qui prit l’ancien nom de Parti
socialiste français. Après la
Seconde Guerre mondiale, la direction du Parti socialiste
français, ayant à sa tête Léon Blum, collabora avec la réaction française et
devint un agent de l’impérialisme américain. ». (1)
Ainsi, par son Histoire, le Parti socialiste Français est
par essence un parti social-chauvin, social-impérialiste. Ce qui signifie que
le social-impérialisme du Parti Socialiste Français n’est pas nouveau et que le
parti Socialiste français n’a jamais cessé d’être social-chauvin,
social-impérialiste, comme Chalot voudrait
le faire croire.
En relevant le lien de cette fourberie de Chalot avec le trotskisme, courant politique
opportuniste social-chauvin, c’est-à-dire social-impérialiste, dont l’un des
principaux théoriciens Jean Jacques Marie le mentor de Chalot se déguise en « marxiste »,
on est et on reste bel et bien dans le sujet du social-impérialisme « nouveau » que Chalot dénonce à l’endroit du régime socialiste. On démontre ainsi
que Chalot n’est pas du tout
crédible de dénoncer le social-impérialisme des socialistes car Chalot lui-même est un opportuniste
social-impérialiste. Chalot fait le
loup qui crie au loup dans la bergerie.
Cette attitude de Chalot
n’est pas non plus une nouveauté, ni une surprise car : « Tous les social-chauvins sont aujourd’hui
« Marxistes »- ne riez pas ! » (2)
En fait ce
qu’on pourrait qualifier de nouveau, mais pas surprenant, dans l’évolution de
l’opportunisme non pas seulement des partis socialistes, mais de l’ensemble des
mouvements dits « de gauche », c’est
que le social-impérialisme arbore désormais ouvertement une nouvelle carapace : l’homo-sociétal-impérialisme
ou sociétal-impérialisme qui se caractérise par l’exportation de
l’homosexualité sous la houlette des oligarchies capitalistes homosexuelles
(homo-oligarchies) le plus souvent obédientielles judéo-maçonniques.
L’impérialisme
anglo-saxon est la figure de proue de l’impérialisme sociétal. Par exemple, « Le premier ministre
britannique, David Cameron
n’eut-il pas l’insolent courage de déclarer en décembre 2011 que ”le Royaume
Uni coupera son aide aux pays africains ayant une législation contre
l’homosexualité” ! » (3).
Chalot et ses semblables préfèrent passer le sociétal-impérialisme sur le
compte du progressisme et du socialisme. Le sociétal-impérialisme pour lequel
milite Chalot avec tant de ferveur,
c’est l’autre visage du social-impérialisme qui semble scandaliser Chalot.
« Le Trotskisme n’a jamais failli,
lui ! »
Chalot a pleinement raison de dire que le
trotskisme n’a jamais failli. En effet, le trotskisme n’a jamais failli et ne faillira
jamais dans son rôle identitaire d’avant-garde contre-révolutionnaire de la
bourgeoisie :
« …nous déclarons, au nom du Parti, que Trotski mène une politique
néfaste au Parti, qu’il viole la légalité du Parti, qu’il s’engage dans la voie
des aventures et de la scission… » (4)
« En
réalité, le trotskisme est un détachement d’avant-garde de la bourgeoisie
contre-révolutionnaire, qui mène la lutte contre le communisme, contre le
pouvoir des Soviets, contre l’édification du socialisme en U.R.S.S. » (5)
________________
(1) Lénine : « Sur la guerre et la paix », édition de Pékin, 1975. Voir note 28 en
bas de l’ouvrage.
(2) Lénine : « L’Etat et la révolution »
(3) Rodriguez - Dimanche 10 février 2013 ; Agoravox - Article « Une Europe qui frappe les pauvres sur son
propre sol peut-elle aider les africains ? ».
(4) Lénine : « Sur la situation dans le Parti
», Œuvres complètes, tome XV, p. 60-70, éd. russe.
(5)
Staline : « quelques questions de l’histoire du
bolchévisme », la Révolution
prolétarienne, n° 6 (113), 1931.