Chalot
« J’expliquais qu’à Epinay il y eut une
mystification qui s’est poursuivie jusqu’en 1983 »
Ce n’est pas ce qui ressort de la lecture de
votre message précédent sur Epinay comme chacun peut le constater. C’est plutôt
le contraire. En tout cas, seules les masses endormies et les opportunistes
social-chauvins peuvent invoquer Epinay pour se poser la question « Serait-on revenu au temps du social
impérialisme ? » à l’endroit du Parti Socialiste français.
En effet,
cette question accrédite l’idée que, pendant un certain temps, depuis Epinay
jusqu’à présent, le Parti Socialiste français aurait quitté la
social-démocratie dite « classique » et aurait rompu avec l’impérialisme,
et qu’aujourd’hui le parti socialiste serait seulement entrain de renouer avec
la social-démocratie « classique » et de revenir à l’impérialisme, le « social-impérialisme
nouveau ». Chalot lui-même explique pourtant « qu’à Epinay, il y eut
une mystification qui s’est poursuivie jusqu’en 1983 ». Il ne devrait
donc pas s’agir d’un « retour » au social-impérialisme, mais de sa
continuité ; il ne devrait pas s’agir d’un « social-impérialisme nouveau »,
mais de la continuité du même social-impérialisme, du social-impérialisme tout
court.
En réalité, suite à la trahison des partis social-démocrates social-chauvins pendant la guerre impérialiste de 1914-1918, le mouvement ouvrier révolutionnaire avait rompu avec les Partis socialistes sous l’impulsion de
Lénine et des bolcheviks pour se démarquer précisément du social-chauvinisme de la IIe Internationale Socialiste. Le mouvement ouvrier révolutionnaire s’était alors reconstitué en Internationale Communiste (IIIe Internationale) ou Komintern en 1919. Les partis ouvriers révolutionnaires prenaient alors le nom de Parti Communiste.
Depuis cette rupture historique, les Partis socialistes ou social-démocrates sont toujours demeurés des partis social-chauvins,
social-impérialistes. En ce qui concerne le mouvement ouvrier en France, cette rupture a été consommée au Congrès de Tour de la SFIO en 1920.
Dans ces conditions, le questionnement de Chalot sur « le retour au social-impérialisme classique » et son annonce du« social-impérialisme
nouveau » à
l’endroit du Parti Socialiste français relève soit de l’ignorance, soit de la désinvolture devant l’Histoire du mouvement ouvrier mondial. En effet, Chalot déclare que « toute cette histoire de la
social-démocratie est connue ». Mais il n’en
a tenu aucun compte. La désinvolture devant l’Histoire, puis sa contrefaçon, armes principales de
l’impérialisme, sont quelques-uns des traits caractéristiques de l’opportunisme, en particulier
du trotskisme, courant politique auquel appartient Chalot.
« J’ai replié le message
précédent qui était calomniateur et infect vis-à-vis de Jean Jacques
Marie… »
Il eût été honnête de montrer
en quoi mon message précédent était calomniateur vis-à-vis de Jean Jacques
Marie plutôt que de le soustraire. On savait que le trotskisme était de
l’aventurisme en politique. Il faut se rendre compte que le trotskisme, c’est
aussi de l’arbitraire en politique.
Concernant Jean Jacques Marie,
il y a lieu de répéter ce qui dérange :
1° que Jean Jacques Marie
passe pour un « historien marxiste connaisseur de
l’URSS » (1) ;
2° que Jean Jacques Marie,
militant trotskiste de toutes les heures, est un apôtre de Léon
Trotski (2) ;
3° que la doctrine et la
pratique de Léon Trotski sont contraires au marxisme (3) ;
4° que Léon Trotski et ses
acolytes ont collaboré avec le fascisme hitlérien pour détruire l’URSS (4)
Il n’y a pas ici l’ombre d’une
calomnie envers Jean Jacques Marie. Il n’y a que la référence à la réalité
historique avérée, authentiquement documentée (5).
____________________
(1) http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-temps-des-historiens-marxistes-118832
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Marie
(3) V. I. Lénine : « Sur la violation de l’unité au
cri de : « Vive l’unité ! », OEuvres complètes, t. XVII, éd. russe.
(4) http://archivescommunistes.chez-alice.fr/pcf2/doc16.pdf
(5) http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-annie-lacroix-riz-repond-a-l-historien-trotskyste-jean-jacques-marie-biographe-de-staline-55479078.html