Robert
Bibeau
« Sans le dire, et
secrètement, c’est la position de tous les partis d’oppositions à la solde, de
la droite extrême à l’extrême-gauche en passant par le centre extrême que nous
résumons ci-devant. »
Juste constat et
diagnostic.
« Pour ma part je
songe plutôt à exterminer – éradiquer – effacer totalement le capitalisme, et à CHANGER DE SYSTEME DE PROPRIETE ET DE MODE DE PRODUCTION, et à changer
radicalement DE RAPPORTS DE PRODUCTION. Je rêve d’une nouvelle
société ! »
C’est le seul rêve qui
vaille la peine de nourrir et dont il faut s’atteler à la réalisation concrète.
« Dans l’ordre nouveau sous
la dictature du prolétariat tout moyen collectif de production, d’échange et de
distribution devient propriété sociale collective sans souffrir une seule
exception de façon à ne laisser aucune prise à la bête immonde de se reproduire
et de se multiplier comme ils l’ont malheureusement fait en Chine, et en URSS —
après 1953 – et ailleurs, et l’on sait ce qu’il advint de ces expériences
décevantes à la fin. »
Très juste ! Vous avez bien fait ! Surtout, vous avez pris la précaution de préciser :
APRÈS 1953. En effet, la date du 5 mars 1953, date officielle de l’assassinat
de Staline et conséquemment, du renversement violent de l’Etat en URSS, qui a
mis fin à l’expérience de la construction du socialisme par la dictature du
prolétariat. Ce coup d’Etat sanglant, perpétré par la bande trotskiste de
Krouchtchev à la solde de l’impérialisme euro-américain, marque en même temps le
début de la restauration du capitalisme en lieu et place de l’URSS redevenue
l’empire capitaliste russe à peu de choses près comme au temps des Tsars.
L’URSS du grand Lénine et
son digne héritier Staline est le premier pays à avoir concrétisé la dictature
du prolétariat à la face de ses ennemis, l’impérialisme mondial principalement
euro-américain, leurs collaborateurs et chiens de garde dont la principale
meute était le réseau trotskiste. L’URSS de Lénine et Staline est ainsi le
premier pays qui a gravé la dictature du prolétariat sur le fronton de la
société comme source inspiratrice des institutions. On s’en convainc
singulièrement par le chapitre
1 de la Constitution de l’URSS :
« Constitution de l’Union des Républiques
soviétiques socialistes
Décisions du VIIIe congrès extraordinaire des Soviets de
l’Union des Républiques soviétiques socialistes, adoption de la Constitution (loi fondamentale) de l’Union des
Républiques soviétiques socialistes. Le VIIIe congrès
extraordinaire des Soviets de l’Union des Républiques soviétiques socialistes décide : Adopter le projet de Constitution (loi
fondamentale) de l’Union des Républiques soviétiques socialistes, dans la
rédaction présentée par la Commission de rédaction du congrès.
LE PRÉSIDIUM DU CONGRES.
Moscou, le 15 décembre 1936.
CHAPITRE I
ORGANISATION SOCIALE
Article premier. — L’Union des Républiques
soviétiques socialistes est un Etat socialiste des ouvriers et des paysans.
Art. 2. — La base politique de l’URSS est constituée par les Soviets de députés
des travailleurs, qui ont grandi et se sont affermis à la suite du renversement
du pouvoir des grands propriétaires fonciers et des capitalistes, et grâce à la
conquête de la dictature du prolétariat.
Art. 3. — Tout le pouvoir dans l’URSS appartient
aux travailleurs de la ville et de la campagne en la personne des Soviets de
députés des travailleurs.
Art. 4. — La base économique de l’URSS est
constituée par le système socialiste de l’économie et par la propriété
socialiste des instruments et moyens de production, établis à la suite de la
liquidation du système capitaliste d’économie, de l’abolition de la propriété
privée des instruments et moyens de production et de la suppression de
l’exploitation de l’homme par l’homme.
Art. 5. — La propriété socialiste en URSS
revêt soit la forme de propriété d’Etat (bien du peuple tout entier), soit la
forme de propriété coopérative-kolkhozienne (propriété de chaque kolkhoze,
propriété des unions coopératives).
Art. 6. — La terre, le sous-sol, les eaux,
les forêts, les usines, les fabriques, les mines de charbon et de minerai, les
chemins de fer, les transports par eau et par air, les banques, les PTT, les
grandes entreprises agricoles organisées par l’Etat (sovkhozes, stations et de
tracteurs, etc.), ainsi que de machines les entreprises municipales et la masse
fondamentale des habitations dans les villes et les agglomérations
industrielles sont la propriété de l’Etat, c’est-à-dire le bien du peuple tout
entier.
Art. 7. — Les entreprises communes dans les
kolkhozes et dans les organisations coopératives avec leur cheptel vif et mort,
la production fournie par les kolkhozes et les organisations coopératives,
ainsi que leurs bâtiments communs constituent la propriété socialiste commune
des kolkhozes et des organisations coopératives. Chaque foyer kolkhozien, outre
le revenu fondamental de l’économie kolkhozienne commune, a, conformément au
statut de l’artel agricole, la jouissance personnelle d’un petit terrain,
attenant à la maison et, sur ce terrain il possède en propre une économie
auxiliaire, une maison d’habitation, le bétail productif, la volaille et le
menu matériel agricole.
Art. 8. — La terre occupée par les
kolkhozes leur est donnée en jouissance gratuite pour une durée illimitée,
c’est-à-dire à perpétuité.
Art. 9. — A côté du système socialiste
d’économie, qui est la forme dominante de l’économie en URSS la loi admet les
petites économies privées des paysans individuels et des artisans, fondées sur
le travail personnel et excluant l’exploitation du travail d’autrui.
Art. 10. — Le droit des citoyens à la
propriété personnelle des revenus et épargnes provenant de leur travail, de
leur maison d’habitation et l’économie domestique auxiliaire, des objets de
ménage et d’usage quotidien, des objets d’usage et de commodité personnels, de
même que le droit d’héritage de la propriété personnelle des citoyens, sont
protégés par la loi.
Art. 11. — La vie économique de l’URSS est
déterminée et dirigée par le plan d’Etat de l’économie nationale en vue
d’augmenter la richesse sociale, d’élever d’une manière continue le niveau
matériel et culturel des travailleurs, d’affermir l’indépendance de l’URSS et
de renforcer sa capacité de défense.
Art. 12. — Le travail, en URSS, est pour
chaque citoyen apte au travail un devoir et une question d’honneur selon le
principe : « Qui ne travaille pas ne mange pas ». En URSS se réalise le
principe du socialisme : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son
travail ».
Voilà le rêve et le projet
émancipateurs que les masses laborieuses de chaque pays du monde doivent
cultiver et s’attacher à réaliser.
« Seul un parti, Le
Parti révolutionnaire résolue amènera une solution
définitive et lui seul se démarquera de toutes les gauches, de tous les
centres, et de toutes les droites. »
Ce Parti révolutionnaire,
c’est le Parti Communiste de type bolchevique à la fois marxiste, léniniste et
staliniste.