Le
Yarsagumba ou Yarchagumba est un champignon minuscule unique et rare
originaire du Népal.
Ce
champignon pousse dans les contreforts de l’Himalaya à des
altitudes pouvant atteindre 5000 mètres.
Le
Yarsagumba est le résultat exceptionnel d’une combinaison
originale entre un insecte (Hepialus fabricius) et un champignon
(Cordyceps sinensis). Au départ, les spores du Yarsagumba se fixent
sur la tête des chenilles qui vivent dans les alpages himalayens.
Puis, progressivement, le champignon pénètre plus profondément
dans le corps de la chenille envahissant son organisme. A la mort de
l’insecte, le champignon continue de se développer et prend
l’aspect d’une tige noire. Cette tige noire en forme de doigt ne
mesure que quelques centimètres. C’est cette partie aérienne du
Yarsagumba, appelé le carpophore, qui est récolté et utilisé dans
la médecine traditionnelle tibétaine et chinoise. Le Yarsagumba ne
se récolte qu’une seule fois par an et n’est visible que pendant
les quelques semaines que durent le printemps.
Le
mot tibétain Yarsagumba exprime cette double origine du champignon
qui signifie littéralement plante d’été et insecte d’hiver.
Histoire
du Yarsagumba
Les
propriétés stimulantes du Yarsagumba sont connues depuis des
millénaires par les bergers tibétains. En effet, ils avaient
constatés que leurs yacks jouissaient d’une forme éblouissante
lorsqu’ils mangeaient du Yarsagumba à l’état naturel dans les
alpages. Utilisé depuis de nombreux siècles en Chine et au Tibet,
le Yarsagumba a longtemps été un champignon réservé aux élites à
cause notamment de sa rareté et de son prix élevé. Au Tibet, seul
le dalaï-lama en consommait, tandis qu’en Chine, seuls l’empereur
et sa cour avaient le droit de profiter de ses vertus.
La
récolte du Yarsagumba
Au
Népal, à la fonte des neiges, l’époque de la récolte du
Yarsagumba provoque une véritable ruée vers l’or dans le pays.
Ainsi au mois de mai, dès le début du printemps, des villages
entiers du Népal et du Tibet se déplacent vers les hauts plateaux
de l’Himalaya pour ramasser ce champignon aphrodisiaque. Même les
moines tibétains désertent leur monastère et partent à la
cueillette du Yarsagumba. En effet, grâce au Yarsagumba, en un mois,
les moines peuvent gagner ainsi assez d’argent pour vivre tout le
reste de l’année au monastère. Récolter le Yarsagumba est une
rude épreuve. Il faut marcher pendant plus de 15 heures pour
atteindre les premiers plateaux et la récolte du Yarsagumba
s’effectue dans des conditions très difficiles : le froid
est intense et l’atmosphère pauvre en oxygène. La recherche du
Yarsagumba est difficile, les plaques de neiges sont encore
nombreuses, et il faut repérer la petite tige noire du
Yarsagumba qui se confond avec l’herbe. La cueillette du
Yarsagumba est également délicate, il faut extraire le Yarsagumba
d’un sol encore durci par le froid sans le briser. Ensuite, il sera
soigneusement brossé et nettoyé avant d’être négocié sur les
marchés.
Les
Principes actifs du Yarsagumba
Le
Yarsagumba contient de nombreux principes actifs dont l’adenosine
et la cordycepine. Outre ses vertus aphrodisiaques, le Yarsagumba
augmenterait les capacités physiques et pulmonaires et contribuerait
au renforcement du système immunitaire.
Le
Yarsagumba est un stimulant sexuel et un aphrodisiaque
Le
Yarsagumba est considéré en Chine comme l’aphrodisiaque le plus
puissant du monde. Le Yarsagumba est ainsi devenu le champignon le
plus recherché de la planète.
Plusieurs
études menées en Chine et portant sur plus de 1 000 hommes et
femmes ont montré que le Yarsagumba, à raison de 3 g par jour,
était efficace pour stimuler une fonction sexuelle déficiente.