@ Vraitravailleur
Très juste. Mais le problème, il est bien là, dans la traduction que l’on fait du texte de César. César précise en effet que les pierres étaient « coagmentis ». Jusqu’à maintenant, on a suivi la traduction de Constans qui parle de pierres encastrées entre elles, ce qui est absolument contraire au sens du mot. Il faut traduire par « pierres cimentées entre elles ». Par ailleurs, cette description que donne César des « murus gallicus » l’a été au moment où il assiégeait la ville de Bourges, ce qui signifie que les murailles de cette ville étaient construites ainsi. Cela signifie qu’il s’agissait d’un type de construction spécifique aux Gaulois, construites à une époque où le pays s’appelait la Gaule. Mais en ce qui concerne la Gergovie de mon article, il est logique de penser que ses murailles ont été construites à la façon des Grecs, donc au temps où le pays ne s’appelait pas encore la Gaule mais seulement le pays des Celtes. Voilà pourquoi, il ne s’y trouve pas de poutrage en bois. Voilà pourquoi elles sont antérieures à celles de Bourges.
Cet exemple montre bien comment le « tourner en rond » est une spécialité bien française. Comme les archéologues disent que les Gaulois ne connaissaient pas la chaux, le traducteur écrit qu’ils encastraient les pierres entre elles, et comme le traducteur écrit que les Gaulois encastraient les pierres, les archéologues en déduisent qu’ils ne connaissaient pas l’usage de la chaux.