Réclamer un RU c’est pérenniser ce système qui laisse sur le carreau
des millions de travailleurs potentiels, pendant qu’il exige de ceux qui
bossent, des rendements et des durées de travail de plus en plus
épuisants.
Le Medef et les syndicats ont fait le choix délibéré du chômage, le
premier pour faire pression sur les salaires, les seconds pour
protéger leurs revenus : un choix de dupes.
Le mal dont on souffre n’est pas les pertes d’emploi, le travail ne
manquera jamais, ; le mal ce sont les dividendes et les hauts salaires
exorbitants.
du travail, il y en aura toujours, et c’est
tant mieux : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui,
le vice et le besoin. »
Ce sont les gangsters qui ont volé le travail, puis l’ont délocalisé.
Nous avons le devoir de le leur reprendre, pas leur demander une aumône
qu’ils ne nous donneront pas. Quand saisirez vous, à la fin, qu’un RU
serait ponctionné sur les ruines du travail qui demeure en France ?
La fin du travail, un mythe démobilisateur :
’’Le sociologue Robert Castel s’élève contre ceux qui diagnostiquent la
fin du travail et montre comment ce dernier constitue toujours le mode
dominant d’insertion sociale. Selon lui, c’est dans le cadre d’un
renouvellement de la société salariale que devrait se penser la lutte
actuelle contre le chômage et la précarité’’. (publication des bonnes
feuilles de sa contribution à un ouvrage collectif, « Le Monde du
travail », sous la direction de Jacques Kergoat et Danièle Lienart aux
éditions La Découverte).