Bonjour Pilou Camomille
Vous
devriez porter davantage attention au côté religieux (théologique) des
religions, et un peu moins au rôle politique que les pouvoirs font jouer aux
extrémistes religieux.
Je
ne nie pas que celui-ci existe mais, d’abord, ce n’est pas seulement aux
« extrémistes » que l’on fait jouer un rôle politique. En tous cas pas dans
l’islam où le rôle politique est la principale caractéristique : le prophète
Mohamed n’a pas seulement cultivé la haine des juifs, des chrétiens et des
non-croyants, il a aussi et surtout donné mission à ses adeptes de conquérir le
monde et de le soumettre « au Dieu Allah », c’est-à-dire aux hommes -
surtout pas aux femmes, êtres humains inférieurs selon lui - qui
s’auto-proclament ses représentants sur la terre.
Et
il leur a demandé de soumettre tous les habitants de la terre dans tous les
domaines et dans toutes leurs activités. Quoi de plus politique ? Pas de place pour l’athéisme
dans l’islam. Pas de place pour la laïcité, cette « folie des démocraties »
dans l’enseignement islamique.
Ensuite,
je dois dire que je suis tombé dans la marmite religieuse (catholique) quand
j’étais petit, et j’ai dû faire avec. Quand j’ai découvert la culture de la
prétendue « bonne violence » par le christianisme j’ai été effrayé,
puis révolté, puis bien décidé à combattre cette horreur dans toutes les religions.
Mais
on me reproche d’être surtout sévère envers celle qui fut la mienne. Oui, car
les responsables de celle-ci trahissent leur merveilleux prophète juif Jésus de
Nazareth, dont toute la vie devrait les inciter à ne cultiver que la
non-violence, la paix, l’amitié entre les peuples.
Il
est de bon ton d’évoquer le « choc des civilisations » mais beaucoup de
ceux qui le font n’ont pas lu le livre d’où vient l’expression. Je prétends que
livre de Samuel Huntington est, dans sa description et son analyse des
civilisations et de leur actuelle évolution globalement juste. Il est révoltant, écoeurant,
dans les conclusions qu’il en tire, typiques de la conception américaine selon
laquelle les Etats-Unis ont mission de gouverner le monde, d’y faire la (leur)
loi, de réprimer ici, favoriser là etc.. Et bien entendu, sur ce second point,
c’est vous qui avez raison.
Vous
dites que je n’analyse pas. En 2000 j’ai proposé à une petite revue de
philosophie qui proposait pour thème à un numéro spécial la réflexion "La
religion à quoi bon ?" J’ai aujourd’hui encore le sentiment que le texte
que j’ai proposé, « Désacraliser la violence religieuse » était le plus
dans le sujet, mais il ne fut pas publié. Il ne le fut pas non plus au
lendemain du 11 sepembre 2001 quand je le proposai avec d’autres à l’éditeur
qui me paraissait le plus suceptible de le publier. Il ne le fut pas non plus
par l’un des quarante éditeurs auxquels je l’ai proposé par la suite…
Mais
c’est ainsi. Je ne peux supporter l’idée que les religions continuent de justifier,
cultiver et transmettre aux futurs croyants la théologie criminogène (qui
n’exclut nullement les basses œuvres politiciennes mais qui, au contraire s’y
ajoute et les alimente). Sur ce tout dernier point encore vous avez raison.
Vous
dites que « je n’analyse pas ». Si vous en avez le courage lisez ceci :
Benoit XVI, premier responsable de la violence religieuse. Et dites-moi ensuite
où je pourrai trouver un texte qui analyse plus le même sujet. Apparemment il
n’est plus sur le site Centpapiers. Lisez-le donc sur le site de Sami Aldeeb
ici :
http://www.blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/
Cordialement.