@
l’auteur,
Bravo
pour votre article.
Vous
dites dans un de vos commentaires :
»En
ces temps-là, on n’avait pas besoin d’un concours de l’Eurovision : on
voyait en mondiovision ! Je pense que le virage yéyé des années 60 n’a pas
été une bonne chose pour la chanson française. Désormais, même sur le plan
européen (l’affligeant prix de l’Eurovision), on côtoie les profondeurs
abyssales des classements."
Mais,
Taverne, le concours de l’Eurovision tel qu’il était encore dans les années
60-70 avait de l’allure.
La
chanson française existait et était reconnue parce qu’elle était avant tout et
surtout française. Outre la France, elle était même représentée par le Luxembourg et Monaco.
Tout
cela est bien fini, depuis une bonne trentaine d’années. Voilà pourquoi, Marie
Myriam reste et restera encore un certain temps comme la dernière victoire de
la chanson française (en 1977, ça, c’est pour les plus jeunes)
Quant
au virage yéyé des années 60, je ne suis pas sûr que cela ait été une mauvaise
chose en soi. Les chansons étaient traduites et parfaitement adaptées au public, vu le nombre de succès qu’il y eut.
Non,
je crois que la principale cause du déclin de la chanson française relève plus
généralement du déclin de la France ne pensant plus qu’à singer l’oncle Sam. Pendant que ce dernier faisait tout pour imposer sa langue un peu partout dans
le monde en plaçant ici et là de nombreux auxiliaires, nous, nous passions notre temps à regarder à l’Ouest.
Toute cette politique des Anglo-américains a été menée subrepticement surtout à partir des années 60. Je pourrais apporter les
preuves de ce que j’avance, mais est-ce bien nécessaire ?
Regardez notre ministre Fioraso, qui, dans sa loi trouve tout à fait normal d’insérer l’anglais comme langue d’enseignement en France dans les universités.
Tout est lié, Taverne, tout.
Trente
ans ont passé. Maintenant, vous avez des minettes qui ne savent plus chanter
autrement qu’en anglais. Forcément, le formatage des esprits « c’est
étudié pour… » comme disait Fernand Raynaud.
Et ça ne les dérangera pas plus que cela d’aller dans quelques années découvrir, à la Faculté de lettres, Proust en anglais, si vous voyez bien ce que je veux dire.
Quant à ce qu’est devenu le concours de l’Eurovision... Passons !
Cordialement.