Quelques éléments liés :
Preuve de Dieu : il est stérile d’espérer trouver une preuve au sens scientifique du terme de l’existence ou de l’inexistence de Dieu. Vu de la raison, Dieu est le hasard.
Nature cruelle : la morale est effectivement une création de l’esprit. Des rudiments sont à l’oeuvre chez certains animaux et l’être humain dispose d’un libre arbitre qui lui permet de choisir entre le bien ou le mal, en toutes circonstances. Ceci étant, la nature n’est ni méchante ni gentille. La décrire comme le lieu « d’une lutte permanente, impitoyable, privilégiant la souffrance au bien-être, la mort à la longévité, la saleté à la pureté » est donc tout simplement un point de vue tendancieux. Et n’oublions pas que la nature est cette chose qui a permis l’apparition d’un être capable de choisir entre le bien et le mal. Ce n’est donc pas si mal.
Croire en Dieu ne devrait être que le résultat d’un choix conscient, le choix de la supériorité du bien sur le mal. Le bien absolu, sans aucune trace de mal, c’est Dieu et le mal absolu, sans aucune trace de bien, c’est le néant. Le mal n’est que la condition de l’incarnation de l’âme. Sans mal, que Dieu, rien d’autre. Le tout sans aucune preuve pour la raison, uniquement pour le coeur.