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Commentaire de lucien bomberger

sur Pas de véritables réformes de l'Église sans les prophètes


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lucien bomberger lucien bomberger 19 novembre 2013 12:02

Où sont les rois ? Où sont les prophètes ?
Effectivement sans prophètes les religions ne peuvent faire évoluer la spiritualité en suivant les changements des mentalités.
Qu’est ce qu’un prophète ? Un réformateur ? Un révolutionnaire ? Un homme seul, un ermite, un philosophe, un suicidaire, un béni par les premiers rayons du soleil comme l’est le pyramidion de la pyramide ou de l’obélisque ?
Jésus voulait donner à réfléchir sur le temple intérieur qui est en chacun.
Comment pourrait-il concevoir sa nouvelle ekklesia ?
Celle ou se pétrissent les volontés de tous en partage équitable ?

« J’ai dis que ma maison serait appelée maison de prière et vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. »
Notons que prière en latin se dit votum ; et que votum a donné le mot VOTE.
Notons que le mot Ekklesia veut dire assemblée avant de dire Église.
Notons que Pierre était Képhas, et que PI*R= hémicycle.

Qui ne sait voir que l’effusion de l’esprit mondial : il est pour la démocratie réelle (consultation générale) et contre la corruption (égoïsme).

Notons que François le vicaire lance un appel à consultation générale.

L’Eglise voulue était avant tout la perpétuation de l’assemblée des volontés, des vœux, des « prières » (pierre est l’anagramme de prière), des votes, afin que les fêtes votives puissent tracer avec cette notion de l’ensemble où aucun ne manque à l’appel, pour que le FUTUR soit joyeux, empli d’amour et de paix. Dans un monde de surdité théâtrale, où la corruption élabore le mensonge permanent et la trahison des volontés du peuple (Vox populi Vox Dei) ; il se pourrait que, si je me laisse transpercer de toute part par la figure christique que je sois contraint de voir que l’Eglise ne remplis pas ce rôle de respect des volontés.

La Démocratie c’est le Démos qui trace les caps. Sauf que le Démos, bien que faisant figure allégorique du peuple uni, n’a pas d’outil moderne pour recueillir et pétrir toutes les volontés citoyennes. Et l’Église ne peut pas se substituer ni se réformer pour devenir une rotonde politique. La devise du Démos est sans appel : « QUE MA, NOTRE, VOLONTÉ SOIT FAITE. »

Ainsi, même si j’étais désigné pour incarner le dernier prophète dans la mission d’accomplir ce qui doit être accompli et abolir ce qui doit être aboli, je ne pourrai jamais m’élever au-dessus du simple citoyen cherchant le temple extérieur où exprimer le vœu de ses volontés politiques afin que celles-ci soient exaucées. Sans ce temple du Démos qui serait prêt à recueillir les volontés éparses enfouies dans les cœurs, aucune espérance à avoir que l’Église remplisse cette fonction.

Est-il possible d’être spirituellement accompli dans une civilisation où le citoyen est trahi et jamais écouté ? Jamais responsabilisé ? Jamais mis en confiance ? Non c’est impossible.  

Un monde qui ne sait ni voir ni entendre ses prophètes est un monde qui n’aime pas la vérité ni s’agenouiller au près d’elle. Normal qu’après leur passage le monde ne soit que d’illusions où ceux qui se disent être ne sont hélas jamais.


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