Bonsoir Fergus,
et merci pour votre courtoisie.
Je suis d’accord avec vous quand vous dites que personne n’a
la bonne martingale en matière d’europe, c’est bien pour cela... que le jeu n’en
vaut pas la chandelle. C’est, entre autres, une des raisons qui me pousse à être
farouchement anti-européen (dans le sens ou je suis hostile à toute forme de
construction supranationale européenne, bien entendu).
A l’échelle nationale
nous avons pu trouver un mode de fonctionnement qui, s’il est très loin d’être
parfait et mécontentera toujours les râleurs franchouillards que nous sommes, n’est quand même pas si mal, notamment au
plan social : nos grands-parents et nos parents ont pu obtenir, en 1936,
1945 et 1968 (sans parler de nos lointains aïeux qui ont fait la Révolution et la Commune), un pacte social
généreux par rapport à la situation d’autres pays.
Or, le processus d’intégration
européenne est en train de détruire ce pacte social, c’était d’ailleurs un
des buts (dissimulés) de ceux qui nous ont engagé dans ce processus : depuis
ses débuts l’intégration européenne se fait sous la houlette des USA, de leurs
banques et de leurs multinationales.
http://mai68.org/spip/spip.php?article1760
http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/04/12/26884267.html
http://reseauinternational.net/les-grandes-arnaques/quand-la-cia-financait-la-construction-europeenne/
http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article338
http://www.communcommune.com/article-monnet-schuman-peres-de-l-europe-ou-fils-des-americains-120120555.html
http://ragemag.fr/20-ans-apres-crash-maastricht-experts-retrouve-boite-noire-44660/
Dans un ensemble
intégré le social dépend de la capacité des plus riches à le financer.
http://russeurope.hypotheses.org/453
Récemment j’avais expliqué à une amie Italienne que pour que
pour que l’europe fonctionne sans austérité, il faudrait que l’Allemagne fasse
en faveur des pays Méditerranéens le même effort financier que celui que
réalise l’Italie du Nord fait pour l’Italie du Sud.
Elle m’a répondu qu’il vaudrait mieux arrêter ces conneries
d’europe tout de suite, parce que selon elle « la dernière fois qu’on a
demandé aux Allemands de payer pour les autres on a vu comment ça s’est terminé ».
Il est sûr qu’aujourd’hui avec la force nucléaire
stratégique la France
n’a de toutes façons plus rien à craindre de l’Allemagne ni de quiconque, et c’est
bien cela qui nous garantit la paix. Pas la peine donc de s’enfermer dans une
structure supranationale nuisible et antisociale pour cela. D’ailleurs, le pays d’europe qui est en paix depuis le
plus longtemps refuse catégoriquement d’entrer dans cette construction et s’en
porte à ravir.
http://echelledejacob.blogspot.fr/2013/05/suisse-seule-vraie-democratie-directe.html
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202984688931-competitivite-la-suisse-caracole-en-tete-la-france-perd-du-terrain-600852.php
Sans doute sa neutralité souveraine devrait-elle être prise
en exemple, au lieu d’attendre benoîtement que nos chers voisins teutons abandonnent
leurs principes monétaires qui leur vont peut-être très mais qui nous sont
néfastes, et nous financent pour nos beaux yeux... ou pour notre protection
nucléaire (j’en profite pour répondre aussi à votre post plus bas).
Contrairement à ce que vous croyez, l’Allemagne ne bénéficie pas de facto de notre
dissuasion. Si un tir nucléaire d’un ennemi quelconque sur Karlsruhe ou
Kehl justifierait une riposte Française, car évidemment la France serait touchée, ça n’a
pas à être le cas d’un tir sur Berlin ou Dresde, qui sont éloignées de la
frontière.
Cependant, si l’Allemagne n’a pas la bombe, elle a de très
bons chimistes très certainement capables de concocter sur demande des saletés à
côté desquelles l’arsenal de Saddam Hussein passerait pour une boîte de boules
puantes...