Un proverbe dit que « science sans conscience n’est que ruine de l’ âme ».
On pourrait élargir le proverbe en reconnaissant qu’ un monde sans conscience est un champ de ruines.
Accepter la politique des « petits prix » c ’est accepter d ’être rémunéré à un « petit salaire », d’ être condamné à vivre une « petite » vie.
C ’est se résigner à une vie indigente, c ’est aussi accepter de perpétuer un système esclavagiste, de soutenir l’ insoutenable.
Les forêts rasées en Amazonie n’ émeuvent personne ici parce que cela se passe loin de notre vue.De même que les salariés du tiers-monde parqués dans des cages sont cachés à notre vue parce que cela entraînerait un profond malaise : on reconnaitrait sûrement que le chemin ainsi balisé par les multinationales, qui enflent grâce à leur politique de la moins disance et la recherche du profit à tout prix, mène en droite ligne chez nous où nos salariés font déjà les frais du travailler toujours plus, toujours plus longtemps pour toujours moins cher.
Acheter chez ces chantres de l’ esclavagisme à grande échelle c ’est être complice et de condamner sinon soi-même directement, au moins ses enfants et ses petits-enfants.