taktak,
Le Programme du CNR n’est pas un programme communiste, je le maintiens, c’est un programme de consensus qui ne remet pas en cause la propriété privée des moyens de production. Relisez -le.
Il suffit de chercher le détail de chaque mouvement de Résistance et des divers Partis signataires, pour comprendre que la plupart n’auraient pas signé un programme communiste.
Faites comme moi, prenez chacune des composantes et cherchez.
« Conseil National de la résistance - Liste des Signataires »
Au mieux de sa forme, le PCF après guerre faisait 30% des voix. Pendant la guerre, c’est difficile à chiffrer, de toute façon, cela ne faisait pas une majorité, il a bien dû s’associer avec d’autres qui ne partageaient pas ses points de vue, dans le but commun de libérer la France et de la reconstruire. Nous sommes dans la même situation.
Il y a eu moulte grèves après la Libération, la souveraineté ne signifie pas la fin de la défense des travailleurs, ni la lutte contre le capitalisme, je ne sais pas d’où vous avez sorti cette idée ?!
Vous confondez en permanence un programme provisoire pour rassembler, pour sortir de l’ UE et commencer à reconstruire l’économie, avec un programme de Gauche.
Regardez le programme du Front Unitaire et populaire, l’ EPAM en grec :
« Ouvert à tous sans égards des convictions politiques de chacun, si on est d’accord sur les buts : sortir de l’UE et de l’euro par l’article 50 » .
La traduction grec/français est nase, mais quand même compréhensible.
Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas reconstruire la Gauche et les syndicats pour intervenir, avant, pendant et après ! La France sortira par la Gauche si vous aidez les Français à sortir de cette usine à gaz et si vous vous développez.
Pour le PRCF, j’ignore s’il ya eu discussion avec l’ UPR.
J’ai juste compris qu’Asselineau appréciait les analyses d’ Annie Lacroix Riz.
Le MPEP a refusé de s’allier à l’ UPR, alliance proposée par Asselineau, ce n’est pas Asselineau qui l’a refusée. En plus, Nikonoff l’a fait en public dans un débat radio, ce qui n’était peut-être pas ce qu’on fait de plus correct.
Une alliance avec l’ UPR suppose que les Partis aient en commun les données suivantes :
* sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN par l’article 50.
* avoir dans son programme des éléments précis de progrès et de justice sociale
* viser à rassembler les Français en rejetant tout sujet clivant, comme l’immigration.
* avoir une éthique comportementale, pas de stratégie caméléon, avec des dirigeants qui tiennent des discours variables en fonction du lieu et du segment électoral.
Ce n’est pas spécialement contraignant comme alliance.
On ne demande à aucun Parti de renoncer à ses fondamentaux.
Pourquoi le PRCF ne fait alliance avec l’ UPR ?
On se pacse, on ne se marie pas. Après la sortie de l’ UE, chacun reprend ses billes.
Voici la coordination européenne qui s’est mise en place fin novembre à Athènes.
Il rassemble provisoirement des gens divers pour un objectif précis.