ENSEMBLE, BOYCOTTONS les élections européennes ! L’UE supranationale et néolibérale est illégitime
Par le Mouvement politique d’émancipation
populaire (M’PEP), le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF),
les Clubs « Penser la France ».
Le 2 novembre 2013.
Antisociale, antidémocratique, belliqueuse et dictatoriale, l’Union
européenne (U.E.) pilotée par l’axe Washington-Berlin s’acharne sur la
souveraineté et sur les conquêtes sociales des peuples. Sous l’égide
d’Angela Merkel, la « Troïka » (Commission de Bruxelles, FMI et BCE)
martyrise les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité.
À son tour, la France en récession s’enfonce dans la crise politique
et morale. La pauvreté, la précarité, la désindustrialisation et le
chômage de masse plongent notre peuple dans le désarroi. Les services
publics, la protection sociale, l’Éducation nationale, les retraites, la
Sécurité sociale sont étranglés nom de la funeste « monnaie unique » ;
la tutelle humiliante de Bruxelles, les diktats arrogants de Berlin
écrasent notre pays avec la parfaite collaboration des dirigeants du
MEDEF, de l’UMP et du PS.
La trahison du PS et de l’UMP !
Bafouant le Non populaire du 29 mai 2005 à la constitution
européenne, violant l’aspiration au changement exprimée en mai 2012, F.
Hollande applique à marche forcée la « feuille de route » « diktée » par
Bruxelles : il s’agit d’araser les spécificités françaises issues de la
Révolution française et du Conseil national de la Résistance, d’imposer
le tout-anglais à l’Université, de substituer à la République une,
laïque et indivisible une Europe des euro-métropoles qui porte en germes
la mort des statuts, des conventions collectives, des diplômes
nationaux et de la démocratie communale.
Alors même que l’UE écrase les dépenses publiques et les salaires au
nom du « sauvetage de l’euro », l’Europe supranationale est engagée par
le biais de l’OTAN, dans la politique belliqueuse, ruineuse et
impérialiste menée par l’Oncle Sam. La signature du traité d’ « Union
transatlantique » entre l’Amérique du Nord et l’UE aboutirait de fait à
la réduction rapide de toutes les spécificités sociales, politiques et
culturelles des diverses nations d’Europe.
Le FN, parti de la collaboration !
Face à cette entreprise de déclin national et de régression sociale,
aucune des grandes forces politiques françaises en lice lors des
prochaines élections européennes ne porte un projet alternatif tant soit
peu radical. Bien qu’il feigne de s’opposer au « système UMPS », le FN
est un élément décisif du dispositif institutionnel de l’UE : comme
c’est le cas dans tout le reste de l’UE en effet, l’extrême droite
xénophobe n’a d’autre but que de dévoyer la colère populaire vers le
racisme tout en la détournant de la nécessaire résistance aux prédations
du capital. Du reste, le FN ne veut pas vraiment, comme ce serait
pourtant nécessaire et urgent, sortir unilatéralement la France de l’UE
et de l’euro ; et la prétendue « sortie concertée et progressive » de
l’euro prônée par Mme Le Pen perd toute portée pratique quand on sait
que le FN la subordonne très officiellement au bon vouloir de
l’Allemagne capitaliste, laquelle dispose avec l’euro, ce clone du
Deutschemark, d’une arme monétaire décisive pour imposer l’hégémonie
allemande à l’Europe du sud.
Front de Gauche et PCF dans l’impasse !
Malheureusement, la « gauche de gauche » ne s’oriente pas vers la
remise en question radicale de la dictature européenne et de sa monnaie
unique : J.-L. Mélenchon continue en effet de prétendre que « l’Europe
est à nous » (sic) et que « l’euro est notre monnaie » (sic), pendant
que Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, se
prononce pour une impossible « refondation » de la construction
européenne… dans le cadre de cette prison des peuples qu’est l’UE…
Un parlement européen qui trahit les peuples !
Au demeurant, le « parlement » européen n’a jamais été autre chose
qu’une fiction coûteuse : sa mission est de masquer le fait que l’UE est
pilotée par une poignée d’États très puissants qui n’ont d’oreilles que
pour les « marchés financiers » et pour les exigences du grand
patronat. Pendant ce temps, les parlements nationaux privés de tout
pouvoir budgétaire réels par le Traité européen de gouvernance (TSCG),
se transforment en chambres d’enregistrement des directives édictées par
Bruxelles.
Pour un boycott de Résistance !
Dans ces conditions, le civisme républicain ne consiste pas à valider
par son vote la farce électorale de la dictature européenne. En
s’abstenant massivement, en votant blanc ou nul par millions, les
peuples d’Europe ont déjà signifié par le passé leur REFUS DE VALIDER
cette « construction » européenne illégitime et mortifère. À n’en pas
douter, les peuples s’apprêtent à un REFUS DE VOTE PLUS MASSIF QUE
JAMAIS lors des européennes de 2014. Il ne s’agit certes pas de rejeter
le principe même du vote au nom d’un intemporel « élections piège à
c… », car participer à des élections, quand les conditions permettent
d’en faire un outil utile à l’expression des peuples, peut être un
devoir impérieux. Mais quand l’ « élection » n’a d’autre but que de
faire cautionner par les citoyens une politique tendant à exclure les
bases mêmes d’une vie politique républicaine, le civisme commande de
boycotter cette élection en trompe-l’œil et d’appeler les peuples à
l’insurrection citoyenne à travers les luttes sociales nationales et
internationales, les résistances civiques et tous les moyens
démocratiques légitimes. C’est un devoir citoyen de voter quand le
suffrage sert à la souveraineté du peuple, c’est aussi un devoir citoyen
de ne pas voter quand le suffrage ne permet pas la véritable
souveraineté du peuple.
« Oui » à l’insurrection citoyenne !
C’est pourquoi, au nom des principes impérissables portés par le
programme du CNR (indépendance nationale et coopérations
internationales, progrès social, reconstruction industrielle, services
publics et nationalisations, antiracisme et antifascisme…), nous
appelons les républicains de toutes sensibilités, communistes,
gaullistes, républicains laïques, progressistes sans étiquette,
syndicalistes, croyants et non-croyants attachés à la laïcité, à
s’associer pour refuser ensemble la farce de l’élection européenne ;
saisissons-nous de ce boycott militant non pas pour « rester à la
maison », mais pour expliquer autour de nous la nocivité de l’UE et de
l’euro, impulser les résistances sociales aux contre-réformes, élaborer
ensemble et démocratiquement, sur les bases de l’Appel lancé le 18 juin
2013 par le M’PEP, Penser la France et le PRCF, un programme de
reconstruction sociale et républicaine de la France, pour appeler
ensemble à SORTIR la France de l’euro, de l’UE et de l’OTAN par la voie
progressiste.
Sur la base du présent texte, constituons partout, dans les
départements, les localités, les entreprises, les universités, des
collectifs républicains pour le boycott des élections au parlement
européen.
Limoges, le 2 novembre 2013.
Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)
Pôle de renaissance communiste en France (PRCF)
Clubs « Penser la France »