« Printemps arabe » =Automne occidental ?, par Roger Akl
Pour me faire pardonner certaines vérités dérangeantes, je vous dirais d’abord qu’en tant que Maronite, je suis Français de droit, depuis un décret de saint Louis, et je le suis de cœur, depuis qu’à l’âge de quatre ans ...
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Cela me permit plus tard, en 2001, lorsque j’écrivis mon essai « Cri d’un Chrétien d’Orient » , d’offrir des solutions de paix adaptées aux besoins d’Israël. Quel ne fut mon étonnement de trouver que la plupart des maisons d’édition, tout en faisant l’éloge du manuscrit, refusaient de le publier . J’en compris la raison quand la directrice de la maison d’édition du CNRS m’expliqua qu’étant une « maison d’édition historique », elle ne pouvait pas publier un livre qui « offre des solutions à la crise israélo-palestinienne ». Un ami, professeur universitaire de relations internationales remarqua : « Elle ne veut pas des solutions. Veut-elle des problèmes ?
Sa remarque ironique est la clé de ce qu’on appelle « la paix impossible », et, peut-être la cause de l’assassinat du Premier ministre Rabin : Israël ne voulait pas des solutions, mais des problèmes, car Israël ne voulait pas d’une paix qui limiterait ses ambitions. Et ce qu’Israël veut, les politiciens, les media et même les maisons d’éditions d’Occident le veulent de gré ou de force.
Israël ne veut pas la paix, car elle ne lui permet pas de conquérir toutes les terres qu’il convoite et d’en chasser les habitants. C’est pour cela que toutes propositions logiques et justes de solutions doivent être empêchées d’être publiées. Heureusement pour moi, j’ai trouvé un Arménien que j’avais rencontré dans une causerie de la Droite Libre, pour fonder spécialement une maison d’édition et imprimer mon manuscrit, car il y avait trouvé un intérêt commun à tous les chrétiens d’Orient, dont les Arméniens.
Israël veut la division des pays arabes et musulmans en états confessionnels, pour qu’il devienne un « primus inter pares », état confessionnel juif, capable d’agresser et de conquérir à sa guise, suivant ses besoins et/ou ses caprices. De plus, sa jalousie du Liban, donc sa haine, date depuis des millénaires. Je ne peux pas ne pas me rappeler un passage de la Bible (dont le nom vient de Byblos la plus vieille cité du monde connu, car ce sont les phéniciens qui ont appris au monde occidental à lire et à écrire en créant l’alphabet), où Dieu se plaint de Sion, son épouse infidèle et lui promet que si elle se repentait et revenait à lui, « ses racines seraient aussi profondes que celles des cèdres du Liban, son parfum comme celui des forêts du Liban et qu’elle serait aussi renommée que le vin du Liban ». Imaginez mesdames, que vos époux vous comparent ainsi à votre voisine, qu’en feriez-vous ?
De plus, le Liban actuel était le phénix des Arabes, démocratique, libéral et partageant le pouvoir entre ses diverses communautés, en un mot, l’antithèse d’Israël.
Comme le phénix, à chaque fois qu’Israël le détruisait, il renaissait de ses cendres et, malgré tous les efforts israéliens et les nombreuses et incalculables agressions d’Israël, il est toujours riche, beau, favori des populations occidentales, aimé de tous, alors qu’Israël est toujours rejeté par son environnement et doit utiliser la menace et le bâton de la loi, pour interdire toute critique de sa politique et de son ambition à être un état juif, chassant les habitants originels de leurs foyers et de leurs biens, pour les rejeter dans et contre les pays avoisinants, en particulier le Liban, où la direction chrétienne craignait un afflux trop grand de sunnites qui déstabiliserait l’équilibre délicat confessionnel. La jalousie fut donc rejointe par l’intérêt, un intérêt encore plus fort lorsque nous considérons la propagande sioniste disant que la Palestine, ayant été la patrie de leurs ancêtres, il y a deux mille ans, leur revenait de droit. Ce droit est battu en brèche par l’histoire qui fait des Palestiniens les descendants du peuple hébreu de l’an 70.
Ce qui a fait que les sionistes se sont tournés vers la religion pour dire que la Palestine est la terre « promise » par Dieu et, là encore, ces fichus chrétiens d’Orient sont un signe de contradiction, car d’après eux, les promesses divines à Israël se sont accomplies pas la venue de Jésus, le Messie promis, tandis que le Nouvel Israël, ce sont les chrétiens qui n’ont, eux, aucune ambition terrestre.
Les chrétiens d’Orient en sont les témoins et le signe. A cause de cela ils doivent être détruits, à commencer par ceux du Liban. à commencer par ceux du Liban. Nous voyons ainsi pourquoi les guerres provoqués entre Chiites et Sunnites, Iraniens, Turcs, Arabes et Kurdes, finissent toujours par l’élimination des Chrétiens d’Orient, que ce soit en Iraq, en Egypte, en Syrie et même la toute petite minorité de Libye.
Nous comprenons pour Israël, mais qu’en est-il des Etats-Unis et de tout l’Occident ?
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Ainsi, les chrétiens sont le ciment qui peut créer l’unité arabe et sans eux elle est impossible. Ce ciment doit être détruit :.delendus est, comme la ville de Carthage, fondée par les ancêtres phéniciens des chrétiens du Liban, devait être détruite pour asseoir l’hégémonie de Rome.
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