@ l’auteur
Votre article en forme de jérémiade ou en mur des lamentations m’a rappelé ma mère, juive, sioniste, du temps où elle me faisait la leçon, toujours en colère contre les médias français qui osaient parler des palestiniens.
Elle en était venue à n’écouter que Radio Jérusalem.
Personnellement, je suis parti de là, de cette position de sioniste convaincu, paranoïaque, sûr de son bon droit parce que totalement, entièrement, intrinsèquement victimaire et j’ai fait tout le chemin à l’envers jusqu’à prendre connaissance et conscience des origines du sionisme (merci Meyssan et son livre l’Effroyable imposture 2 qui évoque le restaurationnisme des chrétiens fondamentalistes) ainsi que de l’histoire de la création par (extorquée à) l’ONU de l’état raciste, colonial qu’a été et qu’est resté Israël.
Je l’ai déjà dit sur AV, étant de mère juive, j’adore la culture juive, surtout l’ashkénaze (celle des descendants des convertis Khazars qui n’ont jamais rien eu à voir avec la Palestine), j’ai depuis toujours compati à ce qu’ils ont eu à souffrir des siècles durant mais cela ne change pas un iota à ma conviction pleine et entière que l’état d’Israël est tout à fait illégitiime.
En clair, je ne suis pas antisémite, je ne suis pas antisioniste, je suis anti-israëlien,
comme d’autres ont pu être anti-soviétique ou anti-US : je suis contre le pouvoir et non pas contre le peuple, encore moins les individus.
Une sionisme qui s’accomplirait dans la plus stricte légalité en Ouganda, en Arizona ou en Sibérie me semblerait une bonne solution, en particulier à tout ce dont vous avez marre.
Et peut-être qu’enfin les juifs cesseront d’être les champions toutes catégories de la posture victimaire de sorte que d’autres victimes plus légitimes (cad très largement plus faibles et dénuées de ressources et de relais institutionnels) pourront se faire entendre et être reconnues en tant que telles.