Gaijin,
Je reviens sur la Grèce antique en élargissant le débat à ce que fut la culture
dans toute sa complexité pour un être hypersensible et d’une intelligence rare.
L’introduction d’un de mes papiers qui illustre le fourmillement culturel,
de toutes les influences les plus opposées pour illustrer le métissage dont nous
sommes tous pourvus, mais que, contrairement à l’héroïne, nous l’ignorons.
Éros céleste, hermaphrodite incarné dans une
période de crise, répondant ainsi à son ambivalence identitaire. « Elle
appartint à ces êtres exceptionnels qui témoignent pour leur espèce en
tant que différents d’elle ».
Ses parcours intellectuels et spirituels furent incompréhensibles
sous l’angle psychologique. Dans l’empreinte animée et ardente de
Socrate, Marx et Jésus elle se consuma. Inspirée et aveugle, (cécité
homérique) cartésienne et mystique, révolutionnaire et auto-intégriste,
guerrière et pacifiste, discordante et harmonieuse dans la dissonance,
« vierge rouge ». Exposée aux critiques les plus contradictoires. Un
parcours de Pasionaria juvénile, de princesse et d’esclave. Son royaume
ne fut pas de ce monde, malgré « l ’Enracinement » son livre testamentaire.
« Simone Weil est absolument mon genre de femme :
asexuée, intello, supra sensible et intègre jusqu’à l’absurde. Un bloc
de pureté épidémique hérissé de contradictions. Cohérente à mort. »
J’en profite même pour te dévoiler un aspect de mon Anima