Gollum, et tous
Pygmalion
et Galatée, c’est une forme de complétude psychique créatrice.
Sur l’île de Chypre vivait un roi du nom de Pygmalion. C’était
un sculpteur talentueux.
Les femmes étaient émerveillées à la vue de ses œuvres tant
elles étaient belles. Toutes rêvaient d’être un jour la femme du
roi.
Mais Pygmalion méprisait les femmes. Soulignant leurs défauts,
la jalousie, la cruauté, la vanité etc. Il s’isolait dans son
atelier pour œuvrer.
Un jour l’envie
lui vint de modeler la plus belle sculpture, la
représentation de la perfection féminine.
Après longtemps de labeur, il acheva son œuvre. Il prit une
distance et la contempla. Il fut émerveillé par sa perfection. Il
en devint follement amoureux.
Mais l’amoureux dut se faire une raison, la femme de ses rêves,
n’était qu’ivoire, immobile et dénuée de sentiment.
Dans le temple d’Aphrodite il implora la déesse de lui
offrir la beauté incarnée à la mesure de sa création. Émue
et conquise elle accéda à sa requête.
De retour dans son antre de sculpteur, Pygmalion, contempla une
dernière fois son œuvre, l’étreignit longuement et sentit son
corps s’animer. Il la nomma Galatée
Chaque strophe trahit et traduit un état de conscience, un éveil, une étape,
une maturation et constitue l’histoire subtile et secrète qui s’instaure
entre l’artisan ou l’artiste avec son œuvre.
C’est au fond l’histoire de la création et de la recréation
de l’homme.