En effet, les Arabes avaient pris Jérusalem aux chrétiens tout juste après la mort de leur « prophète ». Les Arabes tolérèrent les chrétiens de Jérusalem, moyennant une fiscalité un peu salée, mais enfin ils les laissaient pratiquer leur culte et venir en pèlerinage sur les lieux sacrés, dont ils se montraient respectueux.
Mais quand, au 10e siècle, les Arabes se firent à leur tout soumettre par les Turcs Seldjoukides, fraîchement convertis à l’Islam, et se montrant plus islamistes que les islamistes, ce qui n’est pas peu dire, le ton changea : Les chrétiens furent de plus en plus molestés, dépouillés, moqués, torturés, assassinés, si bien que le pèlerinage à Jérusalem était devenu une entreprise quasiment « masochiste », les chances d’un voyage sans heurts graves étant proches de zéro.
Des moines se succédèrent à Rome pour rapporter au pape le sort terrible que les Turcs réservaient à leurs frères de Jérusalem : Imaginez un peu, cher Omar, ce que vous, musulman, ressentez quand on vous rapporte les exactions cruelles dont sont victimes aujourd’hui vos frères de Palestine sous le joug sioniste : meurtres sans jugement, meurtres d’enfants, meurtres de femmes, bombardements impitoyables de civils...
Le pape, père de la chrétienté, apprenant cela, fut dans les larmes. Il n’avait qu’une alternative pour sauver ses enfants : Soit interdire le pèlerinage, soit appeler à la croisade. Mais interdire le pèlerinage à Jérusalem, à une époque où la France est mystiquement chrétienne, et où obtenir le salut est la chose la plus importante qui soit au monde, c’est un peu comme si, en 2014, on voulait interdire la bourse, les jeux d’argent et la pornographie : Vous imaginez le scandale !
La croisade fut donc la guerre nécessaire pour laver l’honneur des chrétiens, mais bien plus encore, pour tout simplement perpétuer le christianisme qui, autrement, coupé de ses racines, eut été comme l’Islam privé de La Mecque : Vous concevez l’Islam sans La Mecque, Omar ?
Un jour, peut-être, les musulmans apprendront l’objectivité. Il faudra pour cela qu’ils commencent par comprendre que le Coran ne peut être « incréé », qui leur susurre à chaque page des paroles de haine contre le reste de l’humanité : le Coran « incréé », voilà une des plus grandes stupidités théologiques jamais émises, et comme la plupart d’entre elles, celle-ci vient de l’Islam.