C’est vrai que je peux clarifier certains éléments quant à la dénonciation. Je partage votre point de vue sur la Fondation Nobel : que le capital se concentre toujours plus entre les mains d’un groupe restreint développe les inégalités et engendre l’injustice.
Mon point de vue n’est pas que la Fondation Nobel participe à l’accroissement des inégalités dans le monde.
Je ne cite la Fondation Nobel que pour ses modalités de rentabilisation de son capital et la recapitalisation de ses profits annuels.
Ce sont ces modalités que je retiens pour financer un Dividende Universel après une phase d’épargne préalable.
Cependant, le Dividende Universel comporte à mon avis deux aspects utopiques.
Le premier concerne la croissance, elle est nécessaire...
Je suis d’accord avec vous : il est « évident qu’un monde où rien n’est produit serait un monde mort ».
Pour mettre en oeuvre le Dividende Universel il faudrait revoir complètement la répartition des richesses
Cette nouvelle répartition se ferait progressivement, en douceur ; à mesure de l’augmentation du capital collectif géré démocratiquement.
Le second aspect utopique se situe sur un plan psychologique : le fait qu’une part des gens puissent bénéficier d’un revenu sans rien faire me choque. Votre système comporte dans ses fondement les germes d’une nouvelle lutte de classes entre ceux qui produisent et ceux qui ne produisent pas.
II.2)
a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie réelle marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
Pour ma part, je pense que ce n’est pas en développant un système englobant l’ensemble de la nation et cadrant les rémunération qu’on augmentera le bonheur.
Il n’est aucunement question de cadrer les rémunérations [cf. supra II.2)b)].
Ce n’est pas en assistant les gens qu’on les rendra plus heureux.
Le Dividende Universel ne serait pas une « assistance » mais un droit légitime provenant de l’effort d’épargne préalablement consenti et des profits annuels issus des investissements réalisés dans l’économie réelle marchande.