J’ai très bien compris ! Rassures-toi, je sais lire.
Tu me dis « Toi, qui est à la ligue des droits de l’Homme, pourquoi tu leur demande pas.. ? » Rassures-toi, c’est déjà fait ! Il m’a été répondu que seules les autorités de l’état peuvent accorder un statut juridique aux compagnes et aux compagnons. Que cela ne dépend pas d’Emmaüs C’est pourquoi, j’ai décider d’entamé des études de droits, afin d’apprendre à construire un argumentaire qui, je l’espère convaincra ces autorités, ces député(e)s.
Tu parle d’Emmaüs comme si les compagnons n’avaient aucun droit à la parole. Tu oublis que, souvent, quand un gars se fait « jeter », c’est parce que, ceux que l’on appelle les anciens, sont allés voir le responsable en lui disant « ce n’est plus supportable ! ». Souvent quand on demande à quelqu’un de partir, c’est parce qu’il ne respecte pas les règles de vie en communauté, qu’il ne respectes pas la communauté, qu’il ne respectes pas les autres compagnons !
Tu parles des responsables comme s’ils se comportaient de « Droit Divin ». Un responsable, aussi autoritaire soit-il ne peut rien contre un groupe de compagnons solidaires et unis. A Nice, le président, le responsable et ses adjoints se sont fais jeter par les compagnons de l’époque. (je rechercherai activement écris et article de presse, afin de te les transmettre ! Promis !)
Enfin comme je te l’ai déjà dis. En tant que compagnon d’Emmaüs et représentant des compagnons, il m’est impossible de défendre l’indéfendable. Si dans la communauté, il y a un , qui vole, qui fait preuve de violence ou d’irrespect envers les autres compagnons, comment veux-tu que je puisse défendre ses droits, lui qui ne respectes pas ses devoirs ?
Tu parles des compagnons comme s’ils étaient des esclaves ! C’est les sous-estimer ! Les compagnons savent se défendre !
Moi, par exemple (on ne parle jamais mieux que quand on parle de soi). Tu as pu lire ce que je suis capable d’écrire. Est-ce que je m’exprime comme quelqu’un qui accepterai d’être mis en esclavage ? Est-ce que je parles comme quelqu’un qui ne sait pas se défendre ?
Si demain, je devais être victime ou témoin d’une injustice, tu crois que je serais incapable de monter à Paris pour aller voir Franz ? (j’ouvre ici une parenthèse : Franz Vali, ancien compagnon, ancien responsable de Bayonne, et actuellement président d’Emmaüs France ! parenthèse fermée). Tu me crois incapable de lui dire : « Dis donc Franz ! J’ai vu ça ! C’est normal ? » Et là, crois-moi, le Franz, il ne resterai pas sans rien faire !
Respect.
Claude. compagnon d’Emmaüs et fier de l’être.