Bon, maintenant, le
temps passe, et il devient possible de se pencher avec du recul sur
ce qui s’est passé, et notamment sur l’état d’avancement des
frappes US contre les djihadistes et ce qu’ils peuvent nous révéler
des intentions réelles des états-uniens. Manifestement, ils font
traîner les choses, et l’aide à l’Irak ne fait pas partie de leurs
vraies intentions.
Une déclaration
largement passée sous silence de John Kerry renforce cette
impression :
http://www.voltairenet.org/article184494.html
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Comme prévu, les
États-Unis ont confirmé qu’ils n’interviendront pas avec des
troupes au sol et menacent les États qui viendraient en aide au
gouvernement fédéral irakien de Nouri al-Maliki. Ainsi, lorsque ce
dernier a remercié la Syrie d’être entrée en territoire irakien
pour y bombarder des colonnes de l’ÉIIL, John Kerry a froncé les
sourcils : « Nous avons clairement indiqué à tous les acteurs
dans la région que nous n’avons pas besoin qu’il se produise
quelque chose venant exacerber les tensions sectaires qui sont déjà
très élevées » [5].
[5] “Kerry issues
warning after Syria bombs Iraq”, par Hamza Hendawi et Lara Jakes,
Associated Press, 25 juin 2014.*
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nous n’avons pas
besoin qu’il se produise quelque chose venant exacerber les
tensions sectaires qui sont déjà très élevées, et donc il ne
faut surtout rien faire pour aider l’Irak à se défendre,
manifestement Kerry a un sens de l’humour très développé. De toute
évidence, soutenir l’Irak n’a jamais été la priorité.
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http://bigstory.ap.org/article/iraq-militants-launch-fresh-raid-oil-refinery